Elysée 2012 : l’AFDEL veut lier le numérique au thème de la “ré-industrialisation”

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Le club des éditeurs de logiciels émet vingt propositions visant à promouvoir le secteur du numérique et les PME innovantes.

La campagne présidentielle se profile et les groupements IT vont tenter de peser dans les débats avec les candidats.

En fin de semaine dernière, l’Association Française des Editeurs de Logiciels (AFDEL) vient de présenter ses “20 propositions pour réindustrialiser la France”, en présence d’Eric Besson, ministre de l’Industrie, de l’Energie et de l’Economie numérique.

Ces propositions pourraient être résumées en trois caps : “PME”, “innovation”, “numérique”.

Sur ce dernier volet, l’AFDEL souhaite mettre l’accent sur les infrastructures numérique de demain liées au cloud et au très haut débit.

L’association des éditeurs de logiciels propose des “pistes d’accélération” en la matière.

Les usages numériques doivent également être développés dans les programmes d’enseignement, “bien au-delà d’une simple logique d’équipement”.

Sur le front de l’innovation, l’AFDEL souhaiterait que “l’État investisseur public” ancre le numérique dans “une politique industrielle stratégique” avec une logique de guichet unique.

Elle recommande également “d’amplifier” le soutien aux fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) et d’améliorer la fiscalité liée aux PME technologiques.

Au nom de la compétitivité numérique, ce club des éditeurs de logiciels appelle à l’amélioration ou, à défaut de la pérénisation de dispositifs d’aides publiques pour soutenir les efforts de R&D en entreprise (crédit d’impôt recherche, statut Jeune Entreprise Innovante).

Voici la liste des vingt propositions de l’AFDEL regroupés en cinq grandes thématiques : “Financement de l’innovation”, “Aides publiques et fiscalité”, “L’Etat investisseur au service de l’innovation et de la réindustrialisation”, “Promouvoir la diffusion des TIC et l’esprit d’entreprise”, “Une Gouvernance du numérique rénovée”.

La liste précise des propositions est disponible sur le site de l’AFDEL.

 Statut JEI : sauvé de justesse
Fin 2011, l’AFDEL, le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) et le Syntec Numérique s’étaient mobilisés pour le le statut JEI en péril lors des débats budgétaires qui appellent à la rigueur. Pas évident de faire entendre sa voix dans ce contexte de morosité économique : “A l’occasion de l’examen du projet de Loi de finances pour 2012, le Sénat a rétabli le statut de la Jeune Entreprise Innovante (JEI) dans sa version antérieure à 2011. Rabotée lors du dernier exercice budgétaire et qualifiée de ‘balle perdue’ par le Président de la République lui-même, pour une économie estimée à 57 millions d’euros, la réforme a malmené la compétitivité de près de 2000 entreprises”, avaient averti les groupements IT signataires.

 


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