Emotion sur Facebook : un test qui intrigue l’autorité britannique des données persos

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Au Royaume-Uni, l’ICO (équivalent CNIL en France) lance une enquête sur le test de “véracité de contagion émotionnelle” mené par des chercheurs et Facebook.

L’autorité britannique de protection des données personnelles (ICO) a lancé une enquête concernant Facebook à propos de l’étude universitaire sur “la preuve expérimentale de la contagion émotionnelle à grande échelle via les réseaux sociaux”. Dans ce cadre, des fils d’actualité de presque 700 000 utilisateurs du réseau social auraient été manipulés début 2012.

A travers cette expérimentation psychologique relative aux émotions suscitées à travers les réseaux sociaux, l’ Information Commissioner’s Office voudrait savoir si Facebook a enfreint les règles de protection des données personnelles.

Selon une enquête du Financial Times, l’autorité britannique va entrer en liaison avec son homologue irlandaise (en raison de l’implémentation du siège social européen de Facebook en Irlande). En cas de preuves avérées, Facebook risque une amende de 500 000 livres sterlings (presque 630 000 euros).

En qualité de principal responsable de la politique de gestion des affaires publiques pour le compte de Facebook en Europe, Richard Allan considère que l’étude avait été menée en prenant en compte des “protections appropriées” et se montre ouvert à toute discussion avec les autorités. Mais, au regard de la polémique suscitée et des feedbacks, il admet que “le réseau social doit améliorer ses process à l’avenir”.

De son côté, Adam Kramer, un des chercheurs qui a participé au projet de recherche “émotions et réseau social”, a présenté ses excuses dans une contribution sur Facebook. “Je peux comprendre que des gens soient inquiets à propos de ça. Nous sommes désolés de la description de l’étude faîte dans l’article et de l’anxiété engendrée.”

C’est la publication d’un article scientifique censé démontrer la “véracité de la contagion émotionnelle” dans l’édition du 17 juin de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) qui a déclenché la polémique. L’étude initiale avait été réalisée par des chercheurs de diverses universités (Princeton, San Francisco et Cornell) et la division Core Data Science Team de Facebook.

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(Credit photo : Shutterstock.com – Copyright: chanpipat)


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