Emploi : nouveau recul du chômage dans l’IT

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Le chômage dans le secteur des “systèmes d’information et de télécommunications” baisse pour le deuxième mois consécutif. Il retrouve son niveau de novembre 2013 avec, au 31 mars, 41 400 demandeurs d’emplois dans la profession.

Embellie saisonnière ou inflexion durable ? Le chômage chez les informaticiens est en repli pour le deuxième mois consécutif.

Selon les chiffres de Pôle emploi, la France comptait, fin mars, 41 400 chômeurs de catégories A, B et C recherchant un poste dans les systèmes d’information et de télécommunications. Soit 200 de moins que fin février (-0,5% environ). Cette évolution contraste avec les statistiques globales : tous secteurs confondus, le nombre de sans-emploi a progressé de 0,2% sur un mois… et 4,5% sur un an.

S’agit-il d’un simple mouvement de reflux comme celui constaté à la même période en 2013 ou cette baisse – qui maintient le taux de chômage dans l’informatique à moins de 7% – s’inscrit-elle dans une tendance de fond, à contre-courant de la dynamique négative enregistrée depuis l’été 2008 ?

Malgré ces “signes encourageants”, Régis Granarolo ne croit pas à “une inflexion durable à court terme”. Pour justifier ses propos, le président du Munci – association professionnelle d’informaticiens – s’appuie sur des données complémentaires obtenues auprès de la Direction des études de Pôle emploi. En l’occurrence, les chiffres relatifs à toutes les catégories (A à E) et non plus uniquement au seul code Rome (métier) correspondant aux systèmes d’information et de télécommunications.

Il en ressort que l’ensemble de la filière compte 78 439 demandeurs d’emploi, dont 52 401 pour la seule catégorie A. Toutes catégories confondues, 13% des quelque 600 000 informaticiens de France (base Insee) sont au chômage. L’Association pour l’emploi des cadres (Apec) estime pour sa part que les intentions d’embauche d’informaticiens pour le 2e trimestre 2014 sont en hausse de 3 points par rapport à la même période l’an dernier.

Malgré l’éclaircie, le Munci reste prudent : interrogé par Silicon.fr, Régis Granarolo souligne notamment que “les flux de jeunes diplômés sont nettement supérieurs au volume des créations nettes d’emplois”.

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