Erenis privilègie le 100 Mbit/s sur fond de fibre et de VDSL

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L’opérateur très haut débit, qui veut monter en douceur vers le 100% fibre,
prépare une nouvelle offre multi play pour janvier.

Après le rachat de Citéfibre par le groupe Iliad/Free, Erenis reste le seul opérateur indépendant orienté très haut débit sur Paris. Il relance la course du très haut débit avec une offre grand public à 100 Mbit/s en débit descendant et 50 Mbit/s en débit remontant. Il s’agit de “débits réels constatés” avec une fluctuation de 10% des performances en fonction des configurations d’accès, estime Daniel Caclin, PDG d’Erenis.

Le lancement de cette nouvelle formule commerciale est prévu pour janvier 2007. La nouvelle grille tarifaire ne sera dévoilée qu’à la dernière minute. Une précaution dûe à la concurrence qui monte en puissance en matière de très haut débit. N’oublions pas que Free devrait dégainer simultanément son offre Freebox Optique et que le câblo-opérateur Noos-Numéricable est en train de s’échauffer.

De toute évidence, il s’agira d’un déploiement progressif. Ainsi, Erenis compte proposer le 100 Mbit/s dans 13 arrondissements parisiens (périmètre actuel d’activité d’Erenis) d’ici mi-2007. Des tests ont été effectués dans le XIIIème arrondissement de Paris.

La fibre optique à domicile peut attendre

D’un point de vue technologique, Erenis s’est toujours démarqué en matière de très haut débit. Dès le lancement de ses activités en 2002, l’opérateur multi play a retenu l’approche fiber to the building (FTTB), qui repose sur un déploiement de fibre jusqu’à l’immeuble puis la technologie Very high bit-rate DSL (VDSL) prend le relais jusqu’à l’appartement.

Ses concurrents ont tendance à favoriser l’approche “100% fibre” (fibre à domicile ou FTTH). “Nous disposons d’un avantage en termes d’évolutivité. En l’état actuel, le déploiement du très haut débit coûte moitié moins cher. Si nous décidons de passer au tout fibre, le surcoût ne sera que de 20% par ligne raccordable”, assure Daniel Caclin.

Dans la dernière livraison de la Lettre de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes qui a monté un dossier spécial “Fibre : une vraie rupture”, Daniel Caclin précise qu’Erenis évoluera vers le “tout fibre” lorsque les prix de ce mode de câblage terminal auront suffisamment baissé.

Bientôt la barre des 10 000 clients

Erenis ne communique sur le montant accordé au déploiement de son réseau très haut débit. Il indique simplement qu’il attend un “payback” (un amortissement des investissements par client) dans une fourchette de 2,5 ans à 4 ans. Actuellement, Erenis indique avoir raccordé 50 000 logements à Paris et qu’il devrait compter 10 000 clients d’ici la fin de l’année.

Le modèle de développement d’Erenis a attiré les investisseurs. En début d’année, Erenis a effectué une levée de fonds de 26,5 millions d’euros en provenance d’acteurs comme Iris Capital, Crédit Agricole Private Equity, AGF Private Equity et Net Partners. En juin 2006, la Caisse des Dépôts était également entré dans le capital d’Erenis.

Très haut débit rime avec forte capacité de stockage
On l’a compris, le 100 Mbit/s donne l’accès à des possibilités d’exploitation de contenus en très haut débit tant en download (téléchargements, TVHD, service TV multi flux, etc.) qu’en upload (sauvegarde, publication et partage de contenus personnels, etc.). Sur ce dernier point, Erenis intègre en standard dans son offre triple play une plate-forme de stockage sécurisée : “Erenis 100 Gigas”. Cette espace, développé en collaboration avec Agematis, un éditeur français de solution de sauvegarde de données en ligne, sera disponible pour les clients d’Erenis dès le mois prochain. Il complètera l’offre actuelle d’Erenis en multi play (Internet 60 Mbit/s, téléphonie illimité vers les postes fixes de 100 pays, et un bouquet TV de 54 chaînes). Le prix actuel de l’offre est de 34,90 euros TTC par mois (hors période promotionnelle).

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