Escroquerie sur les noms de domaine : l’Afnic sensibilise les entreprises

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L’organisme qui gère le domaine du .fr dénonce à travers un dossier spécial
sur son site Web les pratiques illicites liées au slamming.

On connaissait la pratique du slamming dans le monde des télécoms c’est à dire le faite d’écraser une ligne téléphonique d’un opérateur A afin de faire basculer le client vers un opérateur B. Une méthode qui a été dénoncée par Free dans le courant de l’été (voir édition du 2 août 2006). Voici maintenant la variante du slamming appliquée au monde des noms de domaine.

Dans un souci d’appel à la vigilance et à la prudence, l’Association française du nommage sur Internet en coopération (Afnic) vient de mettre sur son site Internet un dossier spécial consacré à ces pratiques délictueuses. L’organisme en charge de la gestion du domaine .fr définit le slamming comme tel : “c’est une pratique illicite visant à tromper des clients afin de leur vendre des services non sollicités”.

L’Afnic recense trois grandes familles de slamming, en l’état actuel de ses connaissances sur ces pratiques malhonnêtes. Le premier type d’arnaque consiste à émettre de fausse facture de renouvellement d’un nom de domaine. Il s’agit de présenter au détenteur d’un nom de domaine un faux “avis d’expiration ” afin de l’obliger à payer une facture pour le renouvellement de son contrat.

Ne faîtes confiance qu’en votre prestataire de service Internet

Plus subtil, le slamming peut jouer avec vos nerfs. Un faux prestataire prend contact avec une entreprise ayant déposé un nom de domaine en prétendant qu’un de ses clients souhaite déposer un nom de domaine proche du sien. Sous prétexte de protéger les intérêts du détenteur légitime, ce prestataire malhonnête propose à l’entreprise de déposer ce nom de domaine convoité mais à un tarif exorbitant.

Autre supercherie : le coup du “faux registre”. Il s’agit de proposer à une entreprise de s’inscrire sur un annuaire en ligne en empruntant les référentiels visuels et textuels d’un véritable annuairiste connu sur le marché type PagesJaunes.

Du coup, l’Afnic recommande la plus grande prudence quand il s’agit de répondre à des sollicitations pour des prestations facturées en lien avec les noms de domaine. “[Pour ce type d’opération], ne passez que par le bureau d’enregistrement auquel vous avez confié la gestion de ce nom de domaine”, suggère l’organisme.


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