Facebook : l’action dégringole encore, le rôle des banques scruté

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Pour son troisième jour de cotation au Nasdaq, le titre Facebook a terminé à 31 dollars à la clôture (-8,90%). L’attitude des banques d’affaires en charge de l’introduction (Morgan Stanley en particulier) laisse perplexe.

C’est inquiétant pour l’action Facebook qui n’arrive pas à remonter la pente à son troisième jour de cotation.

Mardi 22 mai, le titre coté au Nasdaq a terminé à 31 dollars à la clôture.

C’est une baisse de 8,90% dans un marché en léger repli.

Mais, depuis le 18 mai, jour de l’introduction en Bourse, l’action Facebook a perdu 18,42% de sa valeur (le prix initial était de 38 dollars).

Ce qui représente une perte de 19 milliards de dollars en termes de valorisation.

Les analystes financiers et les médias tentent de déterminer pourquoi la valeur Facebook ne décolle pas.

Généralement, ils évoquent une possible survalorisation du titre en pariant sur le potentiel du business de Facebook.

De son côté, le Nasdaq a fait son mea culpa pour les soucis techniques qui ont retardé la cotation de Facebook vendredi dernier. La plate-forme électronique n’a pas résisté à l’afflux des ordres qui tombaient.

Mais on attend des rebondissements du côté de l’attitude des banques d’affaires mobilisées pour l’IPO du réseau social aux 901 millions de membres. En particulier Morgan Stanley, JPMorgan Chase et Goldman Sachs.

L’introduction en Bourse de la société Internet de Mark Zuckerberg a impliqué onze banques (sur 33 établissements financiers mobilisés au global pour cette opération).

Morgan Stanley est critiqué pour avoir artificiellement (mais légalement) soutenu le cours de l’action FB le premier jour par le biais d’une technique boursière baptisée Greenshoe (option de sur-allocation d’actions).

Elle a permis d’éviter que le cours ne tombe en fin de journée en dessous du prix d’introduction (un seuil psychologique).

Mais, mardi, une nouvelle polémique a grossi à propos du trio de banques d’affaires qui auraient revu en baisse leurs attentes pour les résultats de Facebook juste avant l’entrée en Bourse.

Une fois avertis, les clients institutionnels auraient perdu de l’intérêt pour le titre.

Un nouvel éclairage qui aurait attiré l’attention des régulateurs boursiers comme la Securities and Exchange Commission (SEC) et la Financial Industry Regulatory Authority.

Sans toutefois parler d’ouverture d’enquête en l’état actuel.

Illustration article : ©-freshidea-Fotolia.com


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