Facebook en Bourse : le melting-pot des actionnaires devrait se réjouir

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Le cortège impressionnant des investisseurs aux profils divers (fondateurs, business angels, fonds…) ayant soutenu Facebook va probablement tirer profit de l’introduction en Bourse du réseau social.

Fondateurs, business angels, fonds d’investissement, salariés…Les investisseurs ayant soutenu Facebook depuis son lancement du réseau social attendent l’introduction en Bourse avec fébrilité.

On peut le comprendre au regard des enjeux financiers et des potentiels retours sur investissement générés.

En l’état actuel, si on prend une photo de la répartition diluée du capital de Facebook (via Reuters), le CEO Mark Zuckerberg dispose d’une part de 24,8%.

Après l’IPO, il devrait conserver 18,4% du capital. Mais il faudra d’emblée se séparer de 1,15 milliard de dollars d’actions “rien que pour régler la facture fiscale liée à l’opération”.

Dans la nouvelle gouvernance destinée à éviter les spéculations, Mark Zuckerberg disposera encore de 57,1% des droits de vote et un “droit de regard absolu sur la nomination des futurs administrateurs”.

Avec 7,5% des parts, Dustin Moskovitz, co-fondateur de Facebook, devrait également surfer sur cette opération boursière de grande envergure.

Tout comme les deux autres associés historiques de Mark Zuckerberg : Eduardo Saverin (qui part s’installer à Singapour pour des raisons fiscales) et Chris Hughes.

Le bloc des employés de Facebook (3200 salariés) représente 32,4% du capital. On estime qu’un tiers d’entre eux pourrait devenir millionnaire si l’introduction en Bourse se passe bien.

Le principal fonds d’investissement ayant parié sur le réseau social s’appelle Accel Partners (11,4%) du capital. Il devrait céder un peu plus de 49 millions d’actions (pour une recette escomptée de 1,86 milliard de dollars).

Digital Sky Technologies (DST), le fonds russe du magnat Youri Milner qui avait investi dans Facebook dès 2009, espère un retour de 1,7 milliard de dollars. Il détient 7% du capital.

La banque d’affaires Goldman Sachs compte optimiser sa part dans le réseau social (3,5%), tout comme les fonds Greylock Capital et Meritech Capital (lui aussi d’origine russe) qui détiennent 3% du capital.

Il y a encore d’autres minoritaires comme Elevation Partners (le fonds du chanteur de U2 Bono) qui dispose d’une part de 1% ou Microsoft (1,6%).

La firme de Redmond a associé au réseau social une dose de business à travers le moteur Bing et sa régie publicitaire.

Le magnat de Hong Kong Li Ka Shing peut se réjouir également, lui qui dispose d’une part de 0,75%.

Tout comme le fonds Andreessen Horowitz (0,2%), T. Rowe Price (0,64%) ou Peter Thiel (co-fondateur de PayPal) qui a parié très tôt sur l’essor de Facebook (2,5%) en investissant dans Facebook dès 2005.

A l’époque, un certain Sean Parker (Napster) avait servi à nouer le contact avec Mark Zuckerberg.

Selon l’AFP, les adversaires seront également servis. Les jumeaux Tyler et Cameron Winklevoss et leur camarade Divya Narendra, qui accusaient le fondateur de Facebook d’avoir volé leur idée, vont gagner des millions de dollars grâce aux actions obtenues pour solder des poursuites.


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