Facebook est une “machine à espionner” pour Julian Assange

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Julian Assange, le co-fondateur de WikiLeaks, estime que Facebook est une “terrible machine à espionner” et une formidable base de données pour les services de renseignements américains.

Toujours assigné à résidence en Grande-Bretagne depuis son arrestation en décembre dernier, Julian Assange, le sulfureux co-fondateur de WikiLeaks, fait de nouveau parler de lui dans un entretien accordé au quotidien russe Russia Today.

Dans cette interview, Julian Assange dénonce le rôle ambigu que jouerait Facebook non seulement aux Etats-Unis, mais dans le monde.

Il voit dans le réseau social de Mark Zuckerberg, qui compte plus de 550 millions de membres, un site potentiellement dangereux, qui pourrait compromettre sérieusement la vie privée : « Facebook est la plus terrible des machines à espionner jamais inventée », affirme-t-il.

Et il explique à Russia Today : « Nous avons ici la plus complète base de données sur les personnes, leurs relations, leurs adresses, leurs localisation et les communications qu’elles établissent avec leurs proches, et tout cela est accessible aux services américains de renseignements ». Julian Assange serait-il un partisan de la fameuse théorie du complot ?

Il enfonce le clou, en affirmant que non seulement Facebook, mais d’autres géants de l’Internet, comme Google , Yahoo et « toutes les plus grandes entreprises américaines » ont « construit des interfaces […] que les agences de renseignements US peuvent utiliser».

Et d’ajouter : « Tout le monde devrait comprendre que, quand on ajoute des amis sur Facebook, on travaille gratuitement pour les agences américaines en contribuant à construire une base de données à leur usage”.

Ce n’est pas pour autant que Facebook collabore sciemment avec les services secrets américains. « Et ce que Facebook roule pour les services renseignements ? Non, ça ne se passe pas comme ça. Simplement, les services de renseignements US sont tout à fait capables d’exercer des pressions juridiques et politiques » sur le réseau pour le pousser à « coopérer ». Au moins, maintenant, on est prévenu…


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