Facebook : les cookies font de la résistance

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Facebook Mark Zuckerberg

Facebook est plus que jamais dans le collimateur des autorités allemandes, qui l’accusent d’espionner ses anciens membres jusqu’à deux ans après leur désinscription du service.

Les autorités de régulation allemandes remettent sur table l’affaire des cookies espions et réveillent leur courroux à l’encontre de Facebook, désormais accusé de pister ses anciens membres jusqu’à deux ans après leur désinscription.

A l’origine, un contentieux initié par la CNIL locale devant les juridictions du Land de Hambourg, sur la base des découvertes ahurissantes d’un spécialiste australien de la sécurité.

En septembre dernier, le dénommé Cubrilovic avait ainsi mis en évidence une supercherie par laquelle Facebook se rendait coupable d’infraction aux régulations européennes de protection de la vie privée.

Une vision paranoïaque qu’avait d’ailleurs reconnu l’incriminé, responsable d’opérations d’espionnage à grande échelle, avec l’appui de ces fichiers témoins de connexion, stockés sur les machines des utilisateurs et conservés même après la fin de leur session sur le réseau social.

Le litige résolu à l’amiable et l’affaire tout juste étouffée, ces vicieux cookies se retrouvent à nouveau sous les feux de la rampe, dans le rôle de mouchards de longue durée.

Leur mission, suivre à la trace l’utilisateur même après sa désinscription du service. Tout membre ayant définitivement clos son compte est concerné, pour une période de deux ans à compter de la fermeture de son profil.

Cette chasse à l’homme permettrait à Facebook de voir comment évoluent les anciens de la maison, à travers toutes les pages de la Toile qui implémentent au moins un module social (le bouton “Like”, à titre d’exemple).

Mais cette rétention de données s’effectue sans autorisation préalable des intéressés. Toute conformité avec la législation européenne est donc proscrite, selon la commission en charge d’examiner le dossier.

Bloomberg précise que les équipes de Mark Zuckerberg s’en sont déjà défendu, invoquant “des cookies utilisés à des seules fins d’identification et de personnalisation“.


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