Facebook s’en remet à ses membres pour traduire son site en français

Mobilité

Bien valorisé mais près de ses sous, le réseau social s’en remet à ses membres pour traduire son interface en français.

Facebook ne s’est pas encore installé en France que la Commission nationale informatique et libertés (Cnil) s’inquiète déjà d’éventuels débordements dans l’exploitation des données personnelles de ses membres. Il n’a pas encore déballé ses valises que 39 amoureux de la langue de Molière ont aussi monté un Comité de soutien à la traduction de Facebook, se déclarant soucieux d’aider leurs pairs non-anglophones à “mettre [leur] ‘Face’ dans le ‘Book'”.

Si il a de quoi surprendre de la part d’une société valorisée à 15 milliards de dollars, l’appel aux bénévoles pour traduire Facebook devrait donc faire des heureux. Quelques-uns seulement, si l’on considère le français approximatif de l’application qui est pour l’instant proposée en bêta à un panel restreint de membres et qui a pu être testée par Jean-Baptise Soufron pour ZDnet. “L’application est produit par Facebook pour que tu peux être part de la communauté des traducteurs”, se voit notamment indiquer chaque traducteur.

De Facebook à “Fesse Book” ?

A noter enfin la présence d’un groupe de 29 utilisateurs qui militent quant à eux farouchement contre la traduction de Facebook, qu’ils jugent “ridicule” et dont ils estiment qu’elle devrait se traduire par “l’utilisation de mots plus débiles les uns que les autres résultant d’une traduction de mots intraduisibles en français”. L’anglais fait, selon eux, “partie du charme de Facebook”. Il “sert de filtre à l’inscription”, disent-ils, et serait “un signe d’ouverture au monde contrairement au français”.

58 autres ont lancé une pétition contre cette traduction, arguant qu’il n’est “Pas très glorieux de demander une traduction quand il s’agit de 10 mots bien plus qu’abordable à comprendre…”.

On le voit, ce ne sera donc pas simple. Gageons que le réseau social pourra néanmoins compter sur les bonnes volontés de ses membres pour parvenir à ses fins. Un exemple : “Doit-on traduire en Français Face book par fesse book??”, s’interrogent actuellement quatre d’entre eux.


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