Fibre : après le “frémissement” en 2010, le décollage en 2011 ?

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Selon l’ARCEP, le chantier du déploiement de la fibre optique avance bien en France malgré un décalage entre prises raccordables et les abonnements des clients finaux (10%).

“En Europe, en matière de déploiement de la fibre optique, la France sera le premier pays à établir l’ensemble du cadre règlementaire pour tout son territoire.”

Au nom de l’ARCEP, son président Jean-Ludovic Silicani s’est félicité lors d’une conférence de presse de rentrée des avancées réalisées dans le domaine du très haut débit.

“En termes de raccordement, cela se passe très bien”, estime la haute autorité du secteur des télécoms. Dans le paysage européen, la France serait dans le trio de tête avec la Suède et les Pays-Bas.

L’ARCEP recense un volume d’un million de prises très haut débit raccordables en FTTH.  “Mais il existe une différence entre les prises raccordables et les abonnements des clients finaux” : seulement 10% des foyers sont abonnés de facto.

Les opérateurs télécoms (Orange, SFR, Free), qui déploient la fibre à domicile (FTTH), affichent un cumul de 90 000 comptes actifs.

Les consommateurs ne se ruent pas sur ses nouvelles offres malgré la promesse d’une connexion symétrique à 100 Mbit/s.

“On sent un frémissement des comportements des consommateurs finaux”, relève l’ARCEP alors que les opérateurs n’ont pas réellement enclenché d’offensives commerciales.

Mais, compte tenu des programmes de co-investissement que les opérateurs ont initiés dans les zones très denses, on pourrait compter 800 000 prises FTTH en plus d’ici mi-2011 (soit deux millions de prises raccordables).

Signal d’une année marquante ? Un opérateur comme Free déclare prévoir “une migration significative d’abonnés à partir de 2011”.

Rappelons les objectifs du gouvernement : quatre millions de prises raccordables d’ici 2012. Et le très haut débit pour tous à l’horizon 2025.

(lire la fin de l’article page 2)


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