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Fibre optique : la concurrence pure et parfaite, un mythe qui va faire capoter le déploiement
Plutôt que de s’enfermer dans un système qui montre clairement ses limites (le secteur des télécoms pourtant déréglementé en Europe depuis les années 90 est le marché le plus régulé), ne serait-il pas plus raisonnable de mettre fin à l’hypocrisie de la concurrence, mère de toutes les vertus ?
Sortons des positions doctrinales ! Envisageons le réseau de fibre comme un service universel ! L’État en définirait le cahier des charges, et le confierait à l’opérateur candidat le moins disant tout en offrant les garanties de qualité nécessaires.
Cet opérateur aurait ensuite pour mission d’effectuer le raccordement de tous les foyers, où qu’ils se trouvent, dans des conditions économiques équitables pour tous les citoyens, et d’effectuer immédiatement le dégroupage de la fibre installée si le client demande que son abonnement soit pris en charge par un autre opérateur.
On pourrait ainsi simultanément optimiser l’investissement (une seule fibre par foyer), garantir la transparence du marché (le client pourra choisir son opérateur commercial), gérer la péréquation tarifaire (un tarif unique de raccordement en tout point du territoire), et même associer un co-financement de l’État ou des collectivités locales pour accélérer la couverture des zones géographiques où la rentabilité est plus délicate ou de plus long terme.
Si la France souhaite conserver sa place de « champion du haut débit » et développer son économie numérique pour retrouver le chemin de la croissance et de l’emploi, le débat se doit d’être ouvert.
Sébastien Crozier est Président de la section syndicale CFE-CGC/UNSA Télécoms dans l’UES France Telecom-Orange.
(Cette tribune n’engage que son auteur et aucunement la rédaction ITespresso.fr)
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Derniers commentaires
6 Responses to Fibre optique : la concurrence pure et parfaite, un mythe qui va faire capoter le déploiement-
Le 6 juillet 2009 à 17:13 par alexandre
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Le 6 juillet 2009 à 17:55 par bleu
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Le 7 juillet 2009 à 8:13 par Bob
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Le 7 juillet 2009 à 10:06 par Octave Hergébel
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Le 7 juillet 2009 à 14:02 par parisien
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Le 9 juillet 2009 à 9:32 par brigitte75
Et étrangement, France Telecom est le seul opérateur a souhaiter cette solution…. ^^
C’est sûr que cela serait mieux comme solution, si l’état faisait lui-même le réseau en le déléguant à un opérateur, sauf que l’état n’a pas l’argent pour la construction d’un réseaux national !
Sinon, c’est vrai que cela serait idéal et la fibre serait partout et très rapidement !
Mais bon, c’est croire au pere noël !
Je rêve. Ce discours qui date de la guerre froide est en train de nous faire croire que la solution qui apporte une rente à FT est la meilleure…
Non, la meilleure solution est le multifibre. Swisscom le fait en Suisse. Avec un surcout mineur (FT ment sur ce point) c’est un investissement à long terme et une garantie de concurrence et de qualité.
Dans les conditions du marché Français, c’est la seule solution pour que la France garde sa position de leader sur le haut débit. FT a peur de perdre son monopole sur la boucle locale.
(Cette tribune n’engage que son auteur et aucunement la rédaction ITespresso.fr) > OUF…
J’ai cru m’être réveillé en Russie dans les années 50 : la renaissance de l’ORTF, la suppression de toutes les chaînes, sauf la Une qui reviendrait elle aussi sous le giron de l’état. Pis encore : on nous annonçait une renationalisation de France Telecom… Brrrr, sale réveil.
Si free avec ses ambitions et sa niaque avait les mêmes faveurs et les avantages qu’orange possède en ce moment (grâce aux gouvernements successifs de droite) , on serait comme au Japon : 1ers au podium du très haut débit . Mais quand c’est l’Etat qui prend les choses en main , il faut toujours s’attendre à ce que ça sente la merde
Ben et Numéricable ?
lui aussi a fait le choix de la fibre au pied de l’immeuble. C’est également le cas de 50% des raccordables en Europe. Pourquoi ? Parce que c’est à la fois une solution moins onéreuse et réaliste : on voit bien qu’au delà de la philosophie, la technique d’un raccordement « à l’appartement » ne fonctionne pas, ou mal.