L’horizon du déploiement de la fibre optique semble se dégager. Mi-décembre, le gouvernement devrait annoncer un plan national, après avoir consulté les opérateurs sur les modalités.
Selon La Tribune, le dispositif envisagé serait “actuellement examiné par l’Autorité de la concurrence”. Parallèlement, on devrait savoir si la fibre est retenue comme une priorité d’investissement dans le Grand Emprunt.
Quelle forme prendra le déploiement de la fibre optique au final ? Jusqu’ici, les travaux et les projets de décision de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) se sont concentrés sur les zones à haute densité de population (Paris et quelques très grandes villes).
Mais les schémas retenus pour les autres territoires faisaient encore l’objet de débats intenses.
Pour le déploiement du très haut débit dans les grandes zones urbaines en province, les opérateurs privés qui prendront la main en répondant à des appels à projet soutenus par l’Etat “via des outils financiers incitatifs”.
Mais d’autres options seraient retenues en fonction des zones : établissement de partenariats public-privé, instauration d’un fonds pour concentrer les investissements…
Au nom de la lutte contre la fracture numérique, les collectivités locales pourraient monter un dossier avec financement 100% public dans les zones dépeuplés et rurales.
Un système qui devrait convenir à France Telecom, surtout pour les cas des zones 2 (couverture des grandes villes) car l’opérateur historique dispose d’une organisation suffisamment granulaire pour être proche du terrain et des interlocuteurs.
La direction du groupe devrait donner son feu vert courant décembre pour relancer les investissements dans la fibre après une période de gel. Une position d’attentisme au regard du “manque de clarté du contexte règlementaire”.
L’option multi-fibre en déploiement vertical, retenue par l’ARCEP dans son projet de décision (approuvée par la Commission européenne mais en cours de validation auprès du gouvernement), avait également modéré son enthousiasme.
Didier Lombard, P-DG du groupe France Telecom, prônait initialement un déploiement mono-fibre, arguant des raisons d’économie de coûts.
A consulter également : Fibre optique : la ruée vers le très haut débit
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2 commentaires
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Le multifibre n’est pas en cours de validation auprès du gouvernement, il n’est même pas encore finalisé par l’ARCEP !
Posté par : Gérard, le 16 novembre 2009 à 12:26Publicité
Un grand plan national avec quel argent?
Posté par : framboise sauvage, le 23 novembre 2009 à 1:45à peine 2 milliards du Grand emprunt pour la fibre optique quand il en faudrait 40 (voir la tribune de Vincent Feltesse, président de la communauté urbaine de Bordeaux :
http://www.marianne2.fr/Le-grand-empunt-contre-la-fracture-numerique_a182848.html)
Ni le gouvernement ni les opérateurs n’ont les moyens ni l’intention de fibrer autre chose que l’hyper centre de Paris-Lyon-Marseille à moyen terme (3/5 ans) !
De qui se moque-t’on ?
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