Fibre : Orange et SFR montent un Yalta pour les zones moyennement denses

Mobilité

Les deux principaux opérateurs télécoms français ont signé un accord de déploiement de la fibre dans les villes moyennes. Orange avait déjà un accord similaire avec Free en juillet.

Orange et SFR viennent de boucler un accord pour le déploiement de la fibre optique au-delà du périmètre des très grandes zones urbaines (Paris et les plus grandes villes de France comme Lyon ou Marseille).

Le partenariat concerne donc les villes moyennement denses soit un bassin de presque 10 millions de logements. L’objectif est d’éviter les doublons de déploiements de réseaux très haut débit par les opérateurs. Pas de recoupement, pas de gâchis financier en théorie.

Dans le communiqué que l’AFP s’est procuré, la répartition entre les deux opérateurs est précisée : France Telecom – Orange prendra en charge l’équipement de 7,5 millions de foyers et SFR en réalisera 2,3 millions.

L’échéance d’investissements est précisée : si l’on prend en compte les déploiements dans les zones très denses, une proportion de 60 % des foyers français pourra potentiellement disposer de la fibre d’ici 2020.

En juillet dernier, France Telecom-Orange avait signé un accord similaire avec Iliad-Free pour assurer le co-financement des réseaux de fibre optique dans une soixantaine d’agglomérations.

Cela concerne 5 millions de foyers sur 1300 communes à l’horizon 2020.

Sur le front du déploiement du très haut débit, France Telecom – Orange a prévu d’investir deux milliards d’euros d’ici 2015. Sachant que l’opérateur affiche pour l’instant 100 000 abonnés finaux à son offre de fibre optique.

Rappelons que, selon les engagements de Nicolas Sarkozy, 100 % des foyers français seront couverts par la fibre optique d’ici 2025.

Montant global de l’investissement pour parvenir à cette couverture globalisée de la population : 24 milliards d’euros (évaluation ARCEP).

Outre la contribution financière des opérateurs privés, on peut compter sur des ressources allouées dans le cadre du Grand emprunt national (“les investissements d’avenir”).

Un volet de deux milliards d’euros est consacré aux infrastructures numériques, dont la moitié est destinée à accélérer le déploiement dans les zones peu denses ou rurales.

C’est à dire là où les opérateurs privés seront les plus réticents à déployer la fibre, faute de perspectives de retour sur investissement.


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