Fidbacks lève des fonds pour renforcer la confiance dans les échanges entre internautes

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Ce service en ligne, qui exploite un profil harmonisé d’e-réputation des internautes actifs sur les plateformes d’échanges (eBay, Etsy, Priceminister…), lève 200 000 euros.

La start-up française Fidbacks a vocation à fédérer sur un profil unique les contributions associées à l’e-réputation (notations, commentaires, recommandations) et éparpillées entre diverses plateformes CtoC puis à les partager en vue d’une harmonisation.

Objectif : partager ce profil mutualisé pour rassurer les internautes en contact et favoriser les échanges.

Elle vient d’effectuer une première levée de fonds d’un montant de 200 000 euros auprès d’investisseurs privés (business angels).

Mais leurs noms ne sont pas dévoilés. Seule indice fournie par le cofondateur Samuel Manassé : “Il s’agit de 2 multi-entrepreneurs qui ont l’habitude d’investir ensemble.”

Lancé en début d’année, le service en ligne Fidbacks (on aura compris le lien avec le mot anglais feedback signifiant retombée ou retour d’expérience) a monté des passerelles API avec plusieurs plateformes communautaires d’échanges : Airbnb, Buzzcar, Couchsurfing, Blablacar, Deways, eBay, Etsy, Priceminister, Vadrouille-Covoiturage, Zilok…

Celles-ci pourront désormais afficher les informations des profils Fidbacks de leurs membres directement sur leurs sites.

Ce qui devrait renforcer la crédibilité de la base de membres de ses services CtoC ou BtoBtoC qui souhaitent développer du business. “Le CV de la consommation collaborative”, revendique-t-elle.

Fidbacks compte ouvrir bientôt une API complète à destination des places de marché pour établir une jonction opérationnelle. Un premier partenariat avec Vadrouille-Covoiturage est d’ores et déjà  actif.Le site est gratuit pour les membres,

Quel est le business model ? “Nos clients sont les places de marché entre internautes. Notre business model est basé sur l’abonnement”, précise Samuel Manassé par mail.

“Pour bénéficier de nos solutions, les sites payent un abonnement mensuel proportionnel au nombre de membres ayant décidé d’utiliser les solutions Fidbacks.” 

Dans la partie FAQ, les fondateurs de la société cherchent à rassurer les internautes sur l’exploitation des données personnelles.

“Fidbacks ne vous demandera jamais votre identité, ni qui sont vos amis ou vos relations professionnelles. Votre nombre d’amis sur Facebook n’indique en rien votre bonne conduite passée. Seuls vos fidbacks témoignent de votre fiabilité.”

La jeune pousse s’interdit de “sauver les identifiants des comptes personnels” et “d’utiliser des données qui ne figurent pas sur votre profil public”.

La start-up a été créée en octobre 2012 par Thomas Bancel (X, Stanford) et Samuel Manassé  (Dauphine, Sciences-Po).

Elle est soutenue par trois incubateurs : Télécom Paristech,  Université Paris Dauphine et Sciences-Po Paris.

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