Filtrage Internet : Alcatel-Lucent dément toute connexion avec la junte birmane

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Après un reportage télé sur le business en Birmanie, Alcatel-Lucent reconnaît juste une contribution dans un projet “neutre” télécoms transfrontalier dans la région. Mais sans volet de filtrage, assure-t-il.

Alcatel-Lucent répond face aux “spéculations médiatiques” concernant la fourniture présumée de solutions de contrôle des communications au régime militaire de Myanmar (Birmanie), à la suite d’un reportage diffusé la semaine dernière par Canal Plus intitulé “Birmanie, la junte et ses amis discrets”.

L’équipementier “dément avoir fourni ou installé une quelconque solution dédiée au contrôle des conversations téléphoniques ou de l’Internet”.

L’enquête télé de Paul Moreira porte sur les liens que la junte birmane entretiendrait avec des firmes industrielles occidentales comme Alcatel-Lucent, Total ou Chevron, quitte à avoir des répercussions sur la population opprimée.

Dans ce reportage vidéo, le journaliste assure qu’Alcatel-Lucent est impliqué dans “l’élaboration d’un réseau télécoms pour le compte des militaires birmans grâce à un prêt du gouvernement chinois”, et dans un projet baptisé “Cyber-cité” du nom d’un complexe permettant de surveiller les communications électroniques du pays et notamment de filtrer l’Internet.

Dans une contribution sur son blog en date du 25 mars, Paul Moreira décrit : “Officiellement, effectivement, Alcatel n’a aucun projet en cours au Myanmar-Birmanie (…) mais j’ai pu découvrir par moi même les bureaux d’Alcatel-Shangai-Bell, bien cachés au 5ème étage de l’Hôtel Sedona (Rangoon), sans doute l’un des établissements les plus fliqués dans la très orwellienne Birmanie (…) Dans les locaux, il n’y avait que des chinois. De temps en temps des ingénieurs français venaient mais le gros des travaux était assuré par les chinois d’Alcatel Shangai Bell, filiale à 50,1% du groupe français mais de fait aux mains des chinois. Ceux-ci étaient en train de bâtir un réseau de télécommunications”, poursuit-il. “De la technologie franco-américaine aux mains des chinois et remise aux militaires birmans. What a beautiful world…”

(lire la fin de l’article page 2)


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