FinTech : une « team blockchain » chez Capgemini

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Capgemini va développer son expertise blockchain en montant une cellule spécialisée. Objectif : réunir une centaine de spécialistes d’ici à fin 2016.

Pour Capgemini, FinTech rime avec blockchain.

La SSII française accélère sur ce dossier. Elle annonce son intention de monter, au sein de sa division chargée des services au secteur de la finance, une cellule dédiée à cette technologie de registre décentralisé qui sous-tend notamment la crypto-monnaie Bitcoin.

L’objectif est de constituer, d’ici à fin 2016, une équipe de 100 spécialistes qui aideront les établissements bancaires, les assureurs et les régulateurs du secteur à implémenter des solutions basées sur la blockchain.

Les prestations de Capgemini iront des études da faisabilité à l’intégration des systèmes en passant par la conception d’architectures et de modèle opérationnels.

L’idée n’est pas de révolutionner les processus actuels, mais de les améliorer et, à terme, d’en créer de nouveaux. Tout en abordant des problématiques telles que les permissions : la blockchain de Bitcoin, anonymisée et ouverte à tous, n’est pas forcément adaptée à des banques et assureurs qui doivent pouvoir contrôler quels utilisateurs se connectent et réalisent des opérations.

À en croire Santander InnoVentures (branche capital-investissement du groupe Santander), l’exploitation de cette technologie pourrait entraîner, à l’horizon 2022, une nette réduction des coûts d’infrastructure supportés par les banques au niveau mondial ; en l’occurrence, 15 à 20 milliards de dollars, notamment en court-circuitant les réseaux de paiement*.

Dans un livre blanc (document PDF, 16 pages) publié en novembre dernier, Capgemini évoque un « changement fondamental » dans des domaines aussi variés que les micro-paiements, la gestion d’actifs et le contrôle du risque.

La SSII s’arrête, entre autres, sur le cas d’Ethereum, cette extension de la blockchain fondée sur un système programmable de « smart contracts », définis comme des « protocoles informatiques qui facilitent, contrôlent, exécutent et assurent l’application des termes d’un accord commercial ».

Elle mentionne aussi plusieurs FinTech à surveiller, dont Factom (qui travaille avec le Honduras sur un système d’attribution de propriété), Ripple (protocole de paiement décentralisé et plate-forme d’échange de devises) et Conterparty (création ‘actifs P2P sur la blockchain de Bitcoin).

* Ce qui doit aussi permettre d’accélérer significativement les transactions, tout en assurant un haut niveau de sécurité (la blockchain est réputée quasi infalsifiable) et de la transparence.

Crédit photo : GrandeDuc – Shutterstock.com


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