Firefox 3 : une version aboutie débarque sur la Toile

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La nouvelle version attendue du navigateur de Mozilla améliore la gestion de la mémoire et annonce un saut de performances. Les nouveautés en image.

C’est le grand jour. Après 34 mois de développements intenses auxquels ont participé des centaines de contributeurs, après huit versions Alphas, cinq Bêtas et trois Release Candidates, Firefox 3 débarque sur la planète Web ce mardi 17 juin (à l’heure californienne). Et son éditeur, la Fondation Mozilla, a bien l’intention de le faire savoir.

Outre les nombreuses “parties” qui animeront le lancement un peu partout dans le monde, Mozilla veut établir le record de téléchargement pour l’inscrire dans le livre Guinness des records (Guinness World Records). Une opération originale qui n’en apporterait pas moins au navigateur alternatif une visibilité auprès du grand public qui ne lui accorde pas encore l’attention méritée.

A l’heure de la rédaction de ces lignes, plus de 1,5 million d’internautes dans le monde se sont engagés à télécharger Firefox 3 dans les 24 heures qui vont suivre sa sortie. La Fondation vise les 2 à 3 millions de téléchargements, voire “les 5 millions dans nos rêves les plus fous“, selon Tristan Nitot, président de la branche européenne de Mozilla.

Nouveau gestionnaire des marques-pages et de l’historique de navigation (opérés par une base de données SQLite), nouveau gestionnaire de téléchargement et d’extensions, protection contre le pishing et détection des nids à malwares, bouton d’identification de site, rendu des polices amélioré, zoom plein écran, nouveau gestionnaire des mots de passe, support du contrôle parental de Windows Vista, interfaces microformats, support des applications web hors connexion (Google Gears, notamment)… Firefox 3 se distingue de la version précédente par un grand nombre de nouveautés impossibles à traiter ici de manière exhaustive.

Performances optimisées

Retenons que le navigateur s’appuie sur la version 1.9 du moteur Gecko, ce qui lui permet de supporter le profil des couleurs pour un rendu de meilleur qualité des images (à condition d’activer la fonctionnalité dans le navigateur), un meilleur rendu des polices ou encore une nouvelle API pour le support des microformats (formats de données ouvertes construits sur des standards utilisables pour la création d’extensions). N’oublions pas également une meilleure intégration graphique du navigateur avec l’environnement d’exploitation. Alors que l’interface graphique de Firefox 2 était équivalente sous Windows, Mac ou Linux, Firefox 3 se fond de manière plus harmonieuse avec les styles graphiques du système. La différence se constatant même entre Windows XP et Vista.

S’il ne fallait retenir qu’une seule nouveauté de Firefox 3, ce serait ses performances. Celles-ci ont été grandement optimisées. Il suffit d’avoir utilisé une RC1 ou RC2 pour constater une nette amélioration dans la gestion de la mémoire, sous Windows XP du moins. Alors que, avec l’accumulation des onglets de navigation, Firefox 2 avait tendance à occuper une grande quantité de mémoire vive, Firefox 3 se montre beaucoup moins gourmand. Selon Mozilla, le nouveau Firefox serait 2 fois plus efficace que Firefox 2 (et 4,7 fois plus que Microsoft IE7). Et les tests de vitesse (rendu des pages) montrent un facteur de performance de 2 à 4 par rapport à la version 2. “Firefox 3 est la version la plus rapide et la plus légère de Firefox à ce jour“, résume Debra Richardson, auteure du livre A Field Guide to Firefox 3 (traduit sur Framablog).

Firefox 3 s’accompagne d’une nouvelle version de Mozilla Add-ons, le site dédié aux modules complémentaires du navigateur et qui explique en grande partie son succès. Plus ergonomique, le site propose désormais la recherche avancée et ne met à disposition que les extensions compatibles avec l’environnement d’exploitation de l’utilisateur. Nombres de modules sont ainsi inaccessibles aux utilisateurs de Linux ou Mac OS X.

Risque d’incompatibilité des extensions

Mais même les utilisateurs de Windows risquent d’avoir recours au gestionnaire des extensions. Car le passage vers la version supérieure du navigateur induit d’éventuelles incompatibilités avec les extensions plus anciennes que leurs auteurs n’auraient pas jugées utile de mettre à jour. Par exemple, l’extension Google Browser Sync ne sera pas mise à jour, Google invitant les utilisateurs à se tourner vers Mozilla Weave où Foxmarks pour synchroniser les marques-pages. Aux utilisateurs de patienter en attendant une hypothétique mise à jour de leur module (qui leur sera signalée automatiquement) ou d’installer une équivalence.

Au final, ce sont plus de 15 000 améliorations dont pourront profiter les 180 millions d’utilisateurs dans le monde revendiqués par la Fondation Mozilla. Selon XitiMonitor, Firefox dépasse les 28 % de part de marché en Europe contre à peine 22 % sur le Continent américain et un peu moins de 18 % en Asie et Afrique (et 31 % en Océanie). Une présence amenée à s’étendre avec la version 3 du navigateur.

(lire la suite de l’article : page 1 à 6)


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