Flambée du cours du bitcoin: la facture énergétique monte en flèche

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La flambée actuelle du cours du Bitcoin rend son “mining” plus ardu. Et entraîne de fait une augmentation de la consommation d’énergie par les machines utilisées.

Si les gros titres se penchent volontiers sur l’explosion du cours du bitcoin, le « mining » (« extraction » littéralement) de la crypto-monnaie se traduirait par une consommation d’électricité équivalente à celle de…159 pays.

Alex de Vries, Responsable du site Digiconomist spécialisé dans l’analyse du bitcoin, avance ainsi que l’indice de consommation d’énergie bitcoin, une mesure de l’énergie utilisée pour extraire la monnaie numérique chaque année, atteint maintenant 31,25 térawattheures (TWh).

Si on compare cette valeur à celles de pays, cela équivaut à la consommation d’énergie du Maroc ou de la Slovaquie ou encore à 0,7% de la consommation d’énergie totale aux Etats-Unis (ce qui correspond à celle de 2,8 millions de foyers américains).

Selon Marc Bevand, investisseur et entrepreneur, cette consommation d’énergie pour le mining du bitcoin serait toutefois plus proche de 15 térawattheures, soit la moitié de l’estimation faite par Digiconomist.

Tout cela démontre qu’il est très difficile de chiffrer précisément et avec certitude la consommation d’énergie engendrée par le « bitcoin mining ».

Et ce, d’autant plus que si les machines sont de plus en plus puissantes, leur efficacité énergétique augmente également (en particulier avec la finesse de gravure des puces).

Toujours est-il que le « mining » du bitcoin reste un processus extrêmement énergivore. Pour rappel, il consiste à résoudre des problèmes mathématiques complexes pour alimenter la Blockchain. Pour le travail accompli – indispensable au bon fonctionnement et à al validation des transactions – les mineurs se voient récompensés par une fraction de Bitcoin.

Mais, plus le cours du bitcoin augmente, plus le mining est compétitif et plus le hashrate (qui traduit la complexité du problème à résoudre) augmente. Il nécessite des machines toujours plus puissantes, nombreuses et donc consommatrices d’énergie.

Alors que le mining pouvait initialement (en 2009) se faire depuis son propre ordinateur personnel, les « mineurs » sont ensuite passés à des cartes graphiques puissantes, désormais délaissées au profit de machines équipées de puces dédiées de type ASIC (application-specific integrated circuit), tels que l’AntMiner S9 (pourvu d’un ASIC Zynq-7000 Series signé Xilinx) signé Bitmain.

Si la facture s’alourdit donc pour s’équiper des dispositifs adaptés, la consommation énergétique doit aussi être prise en compte dans l’équation pour que l’opération de minage reste rentable.

Toutefois, alors que l’investissement grimpe donc en flèche, force est de constater que le jeu en vaut toujours la chandelle.

Puisque les revenus miniers mondiaux du Bitcoin se chiffreraient actuellement à près de 10 milliards de dollars, alors que les coûts miniers estimés à l’échelle mondiale avoisineraient 1,56 milliards de dollars.

Ces évaluations montrent donc que la première monnaie numérique au monde est encore alléchante pour les mineurs sur fond de spéculations à outrance sur le cours du bitcoin.

(Crédit photo : Natasa Adzic – Shutterstock.com)


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