Flash MX : l’animation multi plate-forme

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La nouvelle version du format Flash, passant notamment par l’application de création ainsi que par un prochain Player 6 sera disponible le 15 mars prochain, sur toutes les plate-forme. L’application incorpore nombre d’améliorations qui faciliteront la vie des développeurs tout autant que celle des concepteurs de sites.

A en croire Macromedia, le format Flash devrait investir les moindres recoins de notre vie numérique. Ainsi Flash MX, la nouvelle version de l’application de création des animations, fonctionne d’emblée sur Mac OS X, Mac OS 9 et Windows. Mais, insiste la firme de San Francisco, les contenus Flash créés sous MX pourront aussi être lus sur des téléphones mobiles, des assistants personnels, des systèmes de télévision interactive, des machines de jeux, des Internet Appliances, des webpads ou sur les systèmes des chambres d’hôtel.

Le logiciel en lui-même a bien évolué : un énorme effort a été réalisé sur l’interface dont l’aspect se rapproche désormais beaucoup plus des autres logiciels dédiés à l’Internet de l’éditeur, Fireworks et Dreamweaver. L’effort de refondation ne s’est pas arrêté là : le logiciel, qui est destiné aux développeurs tout autant qu’aux concepteurs de sites, permet aux uns comme aux autres d’agencer leur espace de travail selon leurs différents besoins. Un effort destiné à rationaliser leur productivité. Les différents outils peuvent être rangés dans le Dock sous Mac OS X et rappelés à volonté. Parmi ces outils, on notera la façon dont Flash permet désormais de traiter la vidéo, en lui fournissant des niveaux de compression différents en fonction des besoins, grâce à l’outil de Sorenson, Spark. L’effort réalisé sur les capacités vidéo de Flash s’en ressent, avec une capacité d’importation accrue : QuickTime, AVI, MPEG, DV peuvent être importés directement et la vitesse de défilement des films, la qualité et la taille des films peuvent être travaillés directement. En fait, tous les formats de QuickTime et Windows Media Player sont supportés. La fonction devait être réalisée image par image dans les versions précédentes de l’application ! Ajoutons l’amélioration de la Timeline, de la sélection des couleurs, le support XML ou l’amélioration de la gestion des calques. Il y a tout de même quelques manques : l’outil gérant les animations n’a que peu évolué et toutes les tâches d’édition vectorielles restent à réaliser dans d’autres programmes.

Une gamme complète baptisée MX

La nouvelle mouture s’avère en fait optimisée pour fonctionner en totale osmose avec Coldfusion MX, son logiciel serveur, bâti pour soutenir aussi bien l’architecture .NET de Microsoft que les solutions alternatives en Java. En dévoilant ces deux produits simultanément, Macromedia envoie un signal fort : la firme s’est tournée résolument sur l’accompagnement de la croissance du mode de vie numérique. La firme n’en restera pas là, elle travaille déjà à la suite de sa série MX : le logiciel FireWorks MX, destiné à la création Web, serait en cours de développement, selon le site de rumeurs Think Secret. La standardisation des produits autour du sigle MX et la course effrénée de l’éditeur pour sortir une solution destinée à fournir des contenus dynamiques au Web souligne l’enjeu que celui-ci continue de représenter. Macromedia qui s’était positionné dans le sillage d’Adobe semble avoir donné le coup de collier suffisant pour venir désormais à son niveau. La lutte pour les parts de marché peut reprendre…


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