Forum Netxplorateur: le Nabaztagtag prépare les objets communicants de demain

Mobilité

Le lapin de Rafi Haladjian prend son indépendance et s’éloigne du PC. Il espère donner le “la” à une nouvelle vague d’objets communicants.

“On commence par les lapins, ensuite on connectera tout le reste”, ironise Rafi Haladjian, fondateur d’Ozone (revendu à Neuf Cegetel en mai 2007) et, plus récemment, de Violet, la société qui a enfanté les lapins communicants Nabaztag. Dans sa deuxième version, le Nabaztag est devenu le Nabaztagtag. Il est surtout moins dépendant du PC que son aîné, dont le nom signifie lapin en arménien.

A la différence du lapin “communicant” historique, qui obligeait son maître à utiliser un PC pour interagir avec lui, le nouveau rongeur de la société Violet “peut parler” et l’on peut lui “demander spontanément des choses sans passer par le PC”, indique Rafi Haladjian. Par exemple le programmer pour qu’il “déclenche des actions ou des services lorsqu’on lui présente des objets avec des puces RFID”, explique-t-il. Avant de mettre en avant un livre pour enfant édité par Gallimard en décembre, qui est doté d’un timbre RFID et capable de “faire lire l’histoire à l’enfant par le Nabaztag lorsqu’il reconnaît le livre”.

Rafi Haladjian précise que sa société travaille actuellement sur une nouvelle série de livres, pour lesquels non seulement “le lapin pourra lire le livre, mais une personne extérieure pourra aussi y ajouter sa propre version”. Des “timbres RFID vierges, à coller sur les objets de tous les jours” sont également à l’étude, de même qu’un usage de ces mêmes timbres dans l’industrie pharmaceutique où la puce servirait à aider un patient à vérifier s’il a pris ou non certains médicaments.

Quant aux éventuelles craintes sur les risques que ces puces pourraient faire peser sur la protection de la vie privée, Rafi Haladjian se veut rassurant. “Les consommateurs ont jusqu’à présent eu l’impression qu’ils allaient subir la RFID”. Tout l’enjeu consiste désormais à leur offrir “un modèle où ils seront associés”, conclut-il.


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