Fossil acquiert Misfit : ça bouge dans les « wearables »

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Pour développer son offre de bracelets et montres connectés, Fossil Group met la main sur une start-up spécialiste en la matière : Misfit.

Fossil Group se donne les moyens de percer dans le secteur des « wearables ».

Spécialisée dans les montres et accessoires de mode, la société texane fondée en 1984 et cotée en Bourse met 260 millions de dollars sur la table – en cash et en dette existante – pour s’offrir Misfit.

Dans le cadre de cette opération qui devrait être bouclée avant la fin de l’année, Fossil Group récupérera une plate-forme technologique qu’il intégrera dans une partie de son portefeuille, avec notamment la marque Skagen. L’objectif étant de se positionner « à la convergence du style et de la high-tech ».

Directeur de la stratégie chez Fossil Group, Greg McKelvey précise, dans une interview accordée au Wall Street Journal, que la gamme de produits Misfit* « restera d’actualité » jusqu’à nouvel ordre.

Tous des employés de la start-up auront des propositions de postes. Il leur faudra toutefois probablement s’installer dans l’une des villes où Fossil Group dispose d’une implantation ; en l’occurrence, Burlingame (Californie), Pékin, Shenzhen et Hô-Chi-Minh-Ville.

CEO de Misfit, Sonny Vu prendra pour sa part les fonctions de CTO du nouvel ensemble.

La situation est moins claire concernant ce qu’il adviendra des partenariats noués par la start-up depuis sa création en 2011 et la campagne de crowdfunding qui l’a véritablement révélée en 2013 sur Indiegogo. On pense tout particulièrement à cette intégration avec les montres connectées Pebble pour les fonctions de podomètre et d’analyse du sommeil.

Pour Misfit, qui a récemment lancé la v2 de son tracker Shine, un nouveau champ de possibilités s’ouvre avec le passage dans le giron de Fossil, qui revendique 50 millions de montres et d’accessoires vendus en 2014 dans 150 pays.

Le groupe, qui exploite aussi les marques Michele et Zodiac, a des contrats de licence avec Adidas, Burberry ou encore Diesel. Sa première gamme de « wearables », composée de quatre bracelets et smartwatchs, a été annoncée au mois d’octobre, concrétisant un partenariat avec Intel sur la partie composants.

* Misfit a levé un peu plus de 60 millions de dollars en quatre ans d’existence… dont une partie injectée par le Chinois Xiaomi, qui fait partie des start-up les plus valorisées du secteur high-tech et qui produit sa propre lignée d’informatique vestimentaire.

Crédit photo : Gajus – Shutterstock.com


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