Le Français Guy Berruyer va quitter la direction du groupe Sage

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Parallèlement à l’annonce des ses résultats financiers semestriels pour l’exercice clos au 31 mars 2014, le troisième éditeur mondial de logiciels ERP officialise le départ de son actuel P-DG, au plus tard pour mars 2015.

Les marchés ont froidement accueilli l’annonce de son départ : Guy Berruyer s’apprête à lâcher les commandes du groupe Sage. Le passage de témoin s’effectuera au plus tard en mars 2015. L’identité du successeur n’est pas encore connue.

Aujourd’hui âgé de 63 ans, ce Français diplômé de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse) et titulaire d’un MBA de l’université de Harvard (Etats-Unis) se retire avec “encore de nombreuses ambitions personnelles, dont celle d’escalader le mont Blanc”. Il avait pris ses fonctions de P-DG du 3e éditeur mondial de logiciels ERP en octobre 2010, en remplacement de Paul Walker, qui officiait depuis 1994.

Son arrivée au sein du groupe IT d’origine britannique remonte à 1997. Ancien d’Intuit, Claris, Bull ou encore Data General, Guy Berruyer occupe d’abord plusieurs postes de management importants… avant d’être nommé P-DG de la branche française de Sage, succédant ainsi à Pierre-Yves Morlet, le fondateur de Ciel (éditeur racheté par Sage).

En 2000, il est appelé à prendre les fonctions de Président Europe continentale et Asie, qui lui permettent de rejoindre le comité exécutif. Dix ans plus tard, il devient P-DG d’un groupe qu’il accompagne depuis lors dans son virage vers le SaaS, face à des concurrents comme SAP ou Oracle. L’un des aspects forts de son mandat aura été le développement de l’activité auprès des petites entreprises, dans un contexte économique délicat, notamment en Europe.

Inopiné, son départ soulève d’autant plus de question sur la capacité de Sage à atteindre son objectif principal, en l’occurrence un taux de croissance organique de 6% sur l’année en cours. La sanction n’a pas tardé à la Bourse de Londres : cotée sur le FTSE 100, l’action Sage perdait 5,5% de sa valeur en fermeture de séance ce jeudi, atteignant son pus bas niveau depuis cinq mois.

L’éditeur annonçait pourtant des résultats en hausse sur le 1er semestre de son exercice fiscal 2014 : chiffre d’affaires organique de 788 millions d’euros (+5% sur un an) et résultat d’exploitation de 216 millions d’euros (+9% en un semestre), pour une marge brute stable (27,4%). La souscription aura été le principal levier de croissance sur cette période, avec un chiffre d’affaires en hausse séquentielle de 7%. En France, les TPE/PME se sont montrées particulièrement réceptives vis-à-vis de l’offre Flex de Ciel : 13 000 contrats ont été signés après 15 mois de commercialisation.

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Crédit photo : Sage


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