La France voudrait en savoir plus sur le réseau fiscal de LinkedIn

Régulations
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LinkedIn France a récemment reçu la visite du fisc dans ses locaux. Le spécialiste américain du recrutement sur Internet assure qu’il est en conformité avec les règles fiscales.

La liste gonfle de mois en mois : après Amazon, Google, Facebook, eBay-PayPal ou Microsoft, le tour de LinkedIn est venu.

Les “visites” du fisc se poursuivent dans les branches françaises des groupes Internet d’origine américaine.

Selon l’AFP et Le Point, des agents du fisc sont venus dans les bureaux parisiens du spécialiste du recrutement sur Internet.

Les responsables locaux ont précisé que LinkedIn se considérait “en conformité avec les règles fiscales françaises et internationales applicables”.

La société Internet décrit la situation dans un communiqué : “A l’instar d’autres sociétés du secteur technologique, LinkedIn France SAS a reçu la visite des autorités fiscales françaises dans ses locaux parisiens le 21 février dernier.”

Elle affiche aussi sa volonté pour “coopérer pleinement avec les autorités”.

LinkedIn avait inauguré un bureau commercial à Paris en mars 2011 mais il existait une déclinaison francophone de son service depuis 2008.

Concurrent de Viadeo en France, LinkedIn est considéré comme le premier réseau social professionnel au monde avec 200 millions de membres.

La société, dont le siège social se trouve à Mountain View en Californie (comme Google), s’est introduite au New York Stock Exchange en mai 2011 (soix six ans après sa création).

Au quatrième trimestre de son année fiscale 2012, elle a doublé son chiffre d’affaires à 167,7 millions de dollars. Son bénéfice net a atteint 6,9 millions de dollars.

Elle tire ses revenus d’activité diverses (souscriptions des membres, ventes d’espaces publicitaires et solutions de recrutement pour les entreprises).

Le gouvernement français s’intéresse à tous les ressorts de la fiscalité numérique.

L’objectif est de limiter les pratiques d’optimisation fiscale au niveau international qui permet d’échapper aux règles fiscales locales.

Tout en cherchant de nouvelles pistes : par exemple, le rapport “Colin & Collin” sur la fiscalité numérique remis à l’exécutif évoquait la possibilité de monter une taxe autour de l’exploitation des données personnelles.

Mais cela nécessite une harmonisation des cadres de la fiscalité au niveau de l’Union européenne et au-delà (l’OCDE planche sur le sujet également) et cela risque de prendre du temps.

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