Frédéric Massy (Adobe) : “La fragmentation technologique, un défi pour les entreprises”

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Adobe Business Exchange RIA 2010 : le directeur marketing Europe de l’Ouest chez Adobe aborde l’évolution des technos “maison” RIA (Flash, Flex, Air) pour les entreprises et la concurrence (Apple, Microsoft).

Pour sa session Business Exchange RIA 2010 organisée le 30 novembre au Palais des Congrès de Paris, Adobe a mis en avant “l’expérience client au coeur des stratégies business des entreprises”.

Ce séminaire consacré à l’exploitation des technologies Rich Internet Application (RIA) comme Flash, Air ou Flex à permis de mettre en avant quelques cas clients : GrDF (filiale de distribution de gaz de GDF-Suez), MMA (pour la distribution multi-canal) ou chez le bijoutier de luxe Chaumet.

Quelle évolution dans les technologies RIA appliquées aux entreprises ? Comment réagit face à la pression de la concurrence comme Apple et Microsoft ?

Interview de Frédéric Massy, Directeur maketing de la zone Europe de l’Ouest chez Adobe. (réalisée le 30/11/2010)

ITespresso.fr : Quelles sont les grandes tendances actuelles liées à la RIA ?
Frédéric Massy : Au-delà de la technologie et des fondamentaux RIA (souplesse, interactivité, temps de réponse serveur), nous avons des responsabilités en termes de conception et de design de ces types d’applications. Ce matin, nous avons parlé des méthodologies 3D qui constituent un changement de paradigme. Nous travaillons beaucoup sur le volet de la mobilité (smartphones, tablettes…) avec des acteurs comme Research in Motion (BlackBerry). Dans ce domaine, nous assistons à une fragmentation technologique avec Apple, Android, Windows Mobile…Comment élaborer des applications fiables ? C’est la vocation du projet Open Screen que nous avons lancé en 2008 qui réunit les 19 plus grands fabricants de terminaux (sauf Apple) mais aussi les opérateurs télécoms. L’idée est d’élaborer la couche d’abstraction entre les terminaux et les applications, les systèmes d’exploitation et les navigateurs. Les environnements de développement comme Flex et des technologies comme Air ou Flash permettent de développer des applications natives ou de les compiler.

ITespresso.fr : Quelle est la perception des RIA au sein des entreprises ?
Frédéric Massy : Nous sommes dans une période d’accélération de ces technologies. Nous entrons dans la décennie de l’expérience utilisateurs, clients ou partenaires. C’est un peu notre finalité : comment donner une expérience persistante à travers tous ses canaux numériques ? Par exemple, GrDF avait besoin d’une meilleure flexibilité et réactivité sur un back-office SAP CRM pour diminuer les temps de transaction. Egalement installée sur une plate-forme SAP, la marque de bijoux de luxe Chaumet veut améliorer le processus de vente en boutique (dans l’optique “je vends mes bagues, soit 43 000 références, à des clients situés au Japon”). En guise de topologie d’entreprises susceptibles d’adopter des technologies RIA, nous allons retrouver celles qui ont des modèles économiques orientées vers l’interaction avec le monde extérieur (bornes interactives dans le réseau de concessionnaires Citroën pour configurer son propre véhicule) ou de gestion de réseaux ou de distributeurs comme la compagnie d’assurance MMA. Des projets apparaissent aussi au sein des entreprises. Chez Adobe, nous avons élaboré pour notre propre compte une application support client exploitée lors de la sortie de notre suite phare Creative Suite. Lorsqu’un client contacte le centre d’appel d’Adobe, on voit bien les usages hétéroclytes des conseillers pour répondre aux requêtes : cinq applications ouvertes en simultané, des post-it autour de l’écran, des documents “copier-coller”…. Nous avons monté un projet pour reconfigurer tout cela.

(lire la fin de l’interview page 2)


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