Free Mobile – Itinérance 3G : les opérateurs refusent un “contrat de plusieurs centaines de millions d’euros”

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Interrogé par Les Echos, Xavier Niel, patron d’Iliad-Free, fait le point sur le déploiement de Free Mobile. L’itinérance 3G à négocier avec l’un des opérateurs réseaux est bloquée.

Dans quelle mesure Free Mobile peut bouleverser le marché de la téléphonie mobile ?

Dans une interview accordée aux Echos (édition du 18 octobre), Xavier Niel, fondateur du groupe Iliad qui occupe les fonctions de vice-président du conseil d’administration et de directeur général délégué à la stratégie, a fait le point sur l’un des services qui devraient servir de relais de croissance à partir de 2012.

Sur le front des contentieux engagés par les opérateurs concurrents afin de gêner l’arrivée du nouvel opérateur entrant, l’horizon s’éclaircit un peu après la récente décision du Conseil d’Etat qui tourne en sa faveur.

Ce qui permet à Xavier Niel de faire un point sur le déploiement de Free Mobile.

“Nous avons déjà 500 emplacements confirmés pour les antennes et nous avons signé un accord avec TDF pour plus d’un millier supplémentaire”, affirme l’actionnaire majoritaire et le dirigeant historique du groupe Iliad. “Nous respecterons les obligations de couverture, c’est-à-dire 27 % de la population en janvier 2012.”

Si les discussions concernant “les partages de sites [pour la 2G] avec les opérateurs se passent bien”, ce n’est pas le cas sur l’itinérance 3G.

France Telecom – Orange, SFR et Bouygues Telecom refusent de discuter sur le sujet.

“C’est pourtant l’assurance pour celui qui signera avec nous de compenser financièrement notre arrivée. C’est un contrat de plusieurs centaines de millions d’euros”, commente Xavier Niel.

Il confirme les propos de Maxime Lombardini, Directeur général du groupe Iliad, qui avait présenté les derniers résultats financiers du groupe. “En cas de refus de nous accorder l’itinérance 3G, nous n’aurons d’autre choix qu’une procédure contentieuse” d’ici la fin de l’année.

Comment le groupe Iliad recense “1500 personnes sur le terrain” pour son projet Free Mobile ? Free Mobile emploie 150 salariés entre Paris et Montpellier. “Et environ 1500 personnes, chez une dizaine de sous-traitants, qui travaillent pour construire le réseau.”

A l’instar de Free dans l’ADSL, Free Mobile compte se différencier sur le marketing (“nous ne serons pas un opérateur low cost, mais nous aurons une structure de coût intelligente”) et sur l’innovation (intégration de “capacités mobiles dans la Freebox avec le Femtocell”).

FreeMobileAsso : déjà des fans…
Les offres Free Mobile ne sont pas arrivées sur le marché mais le quatrième opérateur “détenteur d’une licence 3G” (avec les précautions à prendre dans la vision ARCEP) dispose déjà d’un club utilisateurs : FreeMobileAsso, “un projet Internet pour construire une communauté d’utilisateurs autour de l’opérateur Free Mobile”. L’objet de l’association loi 1901 est “d’informer au quotidien les internautes sur l’actualité de l’opérateur Free Mobile”.

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