Free Mobile : le syndicat CFE-CGC cherche un point faible chez Orange

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La branche télécoms du syndicat CFE-CGC saisit l’Autorité de la Concurrence pour une révision de l’analyse concurrentielle sur la position d’Orange France sur le marché mobile. Afin de mieux viser Free Mobile.

Les branches syndicales CFE-CGC de trois opérateurs télécoms (Orange, SFR et Bouygues Telecom) déclarent qu’elles ont saisi l’Autorité de la Concurrence en vue de l’ouverture d’une enquête sur Free Mobile.

Les pratiques du nouvel entrant dans la téléphonie mobile sont qualifiées “d’anticoncurrentielles” par l’organisation.

Visiblement, presque trois mois après l’ouverture du service Free Mobile, les syndicats des opérateurs restent mobilisés et les prises de paroles sont parfois virulentes.

Ils tentent d’attirer l’attention de l’opinion publique et des pouvoirs publics sur les dommages collatéraux potentiels de l’arrivée d’un nouvel opérateur agressif sur les tarifs (délocalisation des centres d’appels, suppression de personnel…).

Plus particulièrement, les syndicats dénoncent “les pratiques anticoncurrentielles mises en oeuvre par Orange France et Free Mobile sur le marché des services de téléphonie mobile”.

Selon les éléments rassemblés par l’AFP, “les modalités d’application du contrat d’itinérance ont été dévoyées par une interprétation de l’ARCEP des obligations de Free Mobile contestée par l’ensemble des acteurs du marché.”

Les branches télécoms CFE-CGC n’y vont pas de main morte. “Free Mobile a fait en sorte de conclure avec Orange France un contrat qui va bien au-delà d’un simple accord commercial.”

“Cela a conduit à une concertation qui a pour objet et pour effet d’évincer à court terme les opérateurs mobiles virtuels (ou MVNO) du marché des services de téléphonie mobile, et de mettre en difficulté SFR et Bouygues Telecom.”

Ils demandent donc à l’Autorité de la Concurrence de “reconsidérer son analyse concurrentielle sur la position d’Orange France sur le marché des services de téléphonie mobile”. Afin de mieux viser Free Mobile.

La semaine dernière, par le biais d’un cabinet d’avocats, la branche CFE-CGC d’Orange a demandé à l’ARCEP l’accès aux documents administratifs portant sur le taux de couverture de Free Mobile.

Le régulateur des télécoms avait effectué des mesures dans ce sens avant le démarrage commercial du nouvel opérateur (relevé datant de décembre 2011) et après (janvier 2012).

Rappelons que l’ARCEP n’avait absolument rien trouvé à redire sur les engagements de couverture de Free Mobile (à mettre en parallèle à la question de la qualité de service parfois défaillante).

Crédit photo : © microcozm – Fotolia.com


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