Le rapprochement entre Oracle et Sun n’est pas perçu de la même manière entre les autorités anti-trust américaines et leurs homologues européens.
Alors que la division dédiée au sein du ministère américain de la Justice (DoJ) a donné son feu vert assez rapidement pour la fusion, la Commission européenne semble plus réticente. Elle a émis des “objections”, arguant qu’elle manque d’informations pertinentes de la part d’Oracle pour donner sa décision finale.
Face au blocage du côté des autorités européennes, la division anti-trust du DoJ a rappelé dans un communiqué en date du 9 novembre sa position favorable au rapprochement émise en août : à la lumière d’une “enquête minutieuse” concernant la fusion Oracle-Sun (examen de pièces fournies par les parties prenantes, consultation des acteurs IT concurrents), elle considère comme “improbable” l’émergence d’une position d’abus de position dominante.
“Il existe beaucoup de concurrents dans le domaines des bases de données propriétaires et open source.” Un constat de marché qui ne devrait pas affecter les clients et les consommateurs.
“Il y a aussi une large communauté de développeurs et d’utilisateurs de la solution de base de données open source de Sun qui disposent d’une expertise confirmée pour maintenir et améliorer le logiciel et qui peuvent soutenir une version dérivée si besoin est”, poursuit la division anti-trust du DoJ.
Pour éviter toutes sources de tensions des deux côtés de l’Atlantique, l’autorité anti-trust américaine rappelle qu’elle entretient des “relations privilégiées” avec son homologue en Europe.
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