Fusion Peoplesoft – JD Edwards : le plus dur reste à faire

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Une étude d’IDC réalisée auprès des clients de JD Edwards fait état de la bonne opinion qu’ils ont, pour l’instant, de Peoplesoft. Pour autant, ils se déclarent fort peu enclins à investir dans des produits Peoplesoft.

Une des caractéristiques du marché des applications de gestion est l’actuel mouvement de concentration des acteurs (voir édition du 8 décembre 2003), l’exemple le plus flagrant étant le rachat de JD Edwards par Peoplesoft, lequel est toujours sous la menace d’une OPA de la part d’Oracle (voir édition du 31 décembre 2003). L’idée pour ces éditeurs prédateurs est de gagner des parts de marché par des opérations de croissance externe et ainsi d’atteindre la taille critique qui leur garantirait la survie sur ce marché saturé. Mais ce principe est difficile à mettre en oeuvre : la réussite de la fusion de deux éditeurs nécessite en effet de mener à bien la fusion des équipes, la fusion technique des gammes de produits de l’un et de l’autre, et surtout de s’attacher la fidélité des clients de l’entreprise rachetée. A chacune de ces étapes, la fusion peut capoter.

Fort à propos, le cabinet d’études IDC vient de publier les résultats d’une enquête réalisée auprès des clients de JD Edwards afin de savoir ce qu’ils pensent de la fusion avec Peoplesoft. Un échantillon de 600 personnes, anciens clients de JD Edwards, a ainsi été sondé. Il en ressort que plus de 80 % d’entre eux ont une opinion positive (ou n’ont pas changé leur opinion) sur Peoplesoft et sur la manière dont le rachat a été conduit. Problème : 69 % des répondants déclarent néanmoins ne pas avoir l’intention d’acheter de nouvelles solutions Peoplesoft dans les six prochains mois. Ce dernier résultat suggère que le plus dur reste à faire pour Peoplesoft qui a pourtant d’ores et déjà intégré sans trop d’encombre les équipes de JD Edwards et engagé le processus d’intégration des produits JD Edwards dans sa propre gamme, sept nouvelles solutions préintégrées ayant été lancées ces jours-ci. Il lui reste à convaincre les 6 500 clients apportés par JD Edwards – sur un total de 11 000 ? au prix d’une transaction qui, rappelons-le, s’est élevée à plus de 1,7 milliard de dollars, d’acheter à l’avenir du Peoplesoft. Selon IDC, pour cela il lui faudra apporter la preuve de l’intérêt de ses produits et de leur qualité, exactement comme si ces clients, qui sont les siens désormais, étaient de simples prospects.


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