Gestion de cycle de vie des contrats : Concord lève 2,7 millions de dollars

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L’ex-service Contract Live a changé de nom, d’angle d’activités et de business model. Focus sur cette start-up 100% démat’ devenue franco-américaine.

Dans le process de la dématérialisation des documents d’entreprise, l’ancien service Contract Live devenu Concord a parcouru un chemin singulier.

La start-up d’origine française vient de boucler une levée de fonds de 2,7 millions de dollars auprès de fonds d’investissement (Cota Capital et Alven Capital) mais aussi de business angels comme Tien Tzuo (fondateur de Zuora), Bruno Deschamps (ex-3i Europe) et Arnaud Vaissie (International SOS).

Depuis la création de la société en octobre 2010, ses co-fondateurs, Mathieu Lhoumeau et Florian Parain, ont levé 3,5 millions de dollars.

Concord-ex-Contract-LiveMais la configuration a changé il y a deux ans : pivot, changement de marque et surtout de business model.

Tout d’abord, la société de la région parisienne s’est installée aux Etats-Unis. Au départ, il s’agissait d’une extension commerciale mais l’implication a été plus grande.

« Dans le domaine du software BtoB, les choses se passent dans la Silicon Valley. On trouve les clients et le financement », explique Mathieu Lhoumeau, le CEO qui vit désormais à San Francisco.

Mais son associé Florian Parain, qui occupe les fonctions de directeur technique (CTO), est resté en France. Sur 21 collaborateurs, 14 sont en France.

Ensuite, le modèle économique a changé. Rappelez-vous, en 2013, nous avions effectué un premier focus sur la société WitchBird qui exploitait la plateforme Contract Live accessible en mode SaaS (hébergé) et dédiée à la gestion de contrats pour le compte des entreprises.

Le modèle cloud était classique : abonnement mensuel en fonction du volume d’utilisateurs de la plateforme.

En 2015, un autre modèle a émergé autour de la gestion du cycle de vie des contrats en mode freemium : une couche de base de services gratuits et une autre plus approfondie en payant, à l’instar de la messagerie Slack.

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Matt Lhoumeau, CEO de Concord

« On aide désormais les entreprises à gérer leurs relations contractuelles mais on ne s’occupe pas des contrats en soi« , précise Mathieu Lhoumeau (prénom raccourci en « Matt » pour les USA).

D’où le nouveau nom de Concord (« concorde » en français) censé mettre davantage l’accent sur cette nouvelle dimension d’engagement par contrat.

Une fonction de signature électronique « gratuite et illimitée » est proposée aux clients en s’appuyant sur la technologie de Cryptolog, un fournisseur français de solutions de ce type.

Mais d’autres prestations sont proposées en premium comme la gestion des contrats en filiale ou celle des workflow de validation en interne.

Comptez entre 30 et 40 dollars par mois et par utilisateurs pour disposer du service Concord haut de gamme.

Pour l’hébergement cloud, Amazon Web Services a été sélectionné avec des serveurs présents aux Etats-Unis et en Europe.

Concord revendique 20 000 clients au profil grand compte (la proportion d’accès premium n’est pas précisée) et des « dizaines de milliers d’utilisateurs ».

On peut citer des références comme Bosch, Siemens, le ministère des transports aux Etats-Unis, Sony Music…
En France, on peut retenir Crédit Mutuel, Crédit Agricole, Lagardère, HEC ou ESSEC.

Dès notre article en 2013, nous avions repéré une autre originalité sous le prisme de son conseil consultatif d’experts (advisory board) qui suit le parcours de la start-up.

On y trouvait deux personnalités rarement impliquées dans l’accompagnement de start-up : Maxime Lombardini, DG d’Iliad-Free, et Emmanuelle Mignon, ex-conseillère de Nicolas Sarkozy à l’Elysée (après un passage au Conseil d’État, elle a récemment intégré le cabinet d’avocats August et Debouzy).


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