Google a les mains libres pour acquérir définitivement DoubleClick

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Après une enquête approfondie, la Commission européenne a donné son feu vert pour le rachat par Google du fournisseur de solutions “e-pub”.

Pour Google, l’horizon s’éclaircit dans son processus d’acquisition de DoubleClick. Le 11 mars, la Commission européenne a autorisé officiellement le projet de rachat par le groupe Internet de Mountain View du fournisseur de technologies pour la publicité en ligne.

“L’enquête approfondie de la Commission, ouverte en novembre 2007, a permis de conclure que l’opération n’aurait probablement aucun effet préjudiciable sur les consommateurs, que ce soit sur le marché de la diffusion d’annonces ou sur celui de l’intermédiation dans la publicité en ligne”, indique l’organe exécutif de l’Union européenne dans un communiqué de presse.

Selon les éléments fournis par Bruxelles, Google et DoubleClick “n’exercerent pas de fortes pressions concurrentielles sur leurs activités mutuelles” et ne peuvent donc pas être considérées comme des concurrents à l’heure actuelle

Des alternatives crédibles

Autre sujet prêtant à polémique et qui a été porté par des éditeurs tiers devant la Commission européenne : les risques de position dominante du duo Google-DoubleClick sur le marché de la diffusion d’annonces.

Le groupe Internet acquéreur pourrait augmenter le coût de la diffusion d’annonces pour les intermédiaires rivaux ou forcer les acheteurs d’espaces publicitaires liés aux recherches ou de services d’intermédiation à acheter également les outils de DoubleClick.

Là encore, plus de peur que de mal. Bruxelles estime que le regroupement des deux sociétés dont le développement est clairement orienté vers la publicité en ligne, “ne serait pas en mesure de mettre en oeuvre des stratégies visant à marginaliser les concurrents de Google”. Car il existe “d’autres outils crédibles” de diffusion d’annonces vers lesquels les clients (éditeurs – annonceurs – réseaux d’annonces) peuvent se tourner. Bruxelles a dans l’esprit des groupes Internet comme Microsoft, Yahoo et AOL.

Google fanfaronne

Les autorités de régulation économique aux Etats-Unis ayant déjà donné leur vert pour ce rapprochement dès décembre 2007, Google vient de diffuser un communiqué de presse triomphant entérinant l’acquisition.

“Avec DoubleClick, Google dispose de la plate-forme leader d’affichage de publicité en ligne, qui nous permettra de délivrer rapidement au marché des avancées dans les technologies et les infrastructures”, a déclaré Eric Schmidt, CEO de Google.

L’annonce initiale de ce rapprochement remonte à avril 2007. Le moteur de recherche avait alors dévoilé son intention de racheter DoubleClick pour un montant de 3,1 milliards de dollars (2,2 milliards d’euros).


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