Google aussi a de l’appétit pour Yahoo

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Google réfléchirait à faire une offre pour le rachat de Yahoo, rejoignant les rangs de Microsoft, Alibaba et de divers fonds d’investissement, eux aussi intéressés par une éventuelle acquisition du portail Internet.

Google s’est rapproché “d’au moins deux fonds d’investissement” pour l’aider à faire une offre de rachat du portail Internet Yahoo.

L’information a encore une fois été dévoilée par le Wall Street Journal, dont les informateurs anonymes “proches des négociations” sont décidément bien bavards. Ils révélaient ainsi déjà les intentions similaires d’Alibaba, de Microsoft et de divers fonds d’investissement.

Le projet de Google en serait encore au stade préliminaire, et aurait de toute façon peu de chances d’aboutir.

Déjà en 2008, un accord entre les deux entreprises sur la publicité dans les résultats de recherche avait dû être abandonné à cause d’une enquête fédérale américaine dans le cadre des lois anti-trust…

Une enquête qui a toutes les raisons d’être relancée si Google tentait de racheter ce concurrent.

C’est du coup avec Microsoft que Yahoo avait fini par signer un accord pour 10 ans l’année dernière.

La firme de Redmond serait d’ailleurs elle aussi en lice pour décider de l’avenir du groupe Internet de Sunnyvale, mais tenterait de limiter ses risques selon le journal économique.

Par exemple, il demandait des actions préférentielles, et proposerait de fournir des financements à ses fonds partenaires (Silver Lake Partners et le Canada Pension Plan Investment Board).

Google serait peut-être simplement tenté de mettre son grain de sel pour augmenter les enchères et obliger Microsoft à s’impliquer sérieusement dans le projet.

Mais l’audience de 700 millions de visiteurs uniques mensuels des sites de Yahoo, en plus de ses 2 milliards de dollars de chiffre d’affaires dans la publicité “display” (concurrent du DoubleClic de Google, encore minoritaire sur ce marché), resteraient une prise juteuse pour la firme de Mountain View.

Une participation minoritaire avec des partenaires permettrait peut-être à Google de calmer les autorités de régulation, tout en évitant que Yahoo, le quatrième site le plus visité au monde, ne tombe définitivement dans le sac de la concurrence.

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