Google-Cnil : le clash sur la durée de rétention des données de recherche

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Google ne compte pas descendre en dessous de neuf mois tandis que la Cnil et le G29 européen préconisent six mois.

Les relations sont tendues entre Google et la Cnil. A coups d’interviews parallèles diffusées dans Les Echos, les deux parties se lancent des pics.

Le 7 avril, Alex Türk, Président de la Commission Nationale Informatique et Libertés (Cnil) et Président du G29 (du nom du groupe consultatif des autorités de protection des données à l’échelle européenne), exprimait ses doutes quant à la réelle volonté de Google de collaborer pour réduire les délais de conservation des données.

Au mois de février, le G29 a justement procédé à des auditions des trois groupes Internet principalement impliqués dans la recherche sur Internet. “Microsoft a annoncé qu’il était prêt à descendre à six mois si les autres le faisaient aussi. Yahoo! est descendu à trois mois. Du coup, Google se retrouve esseulé”, expliquait Alex Türk.

Toujours dans les colonnes des Echos, Peter Fleischer, responsable de la protection des données personnelles chez Google, vient de répliquer. “Yahoo est passé à trois mois sous certaiens conditions, pas toujours évidentes à comprendre pour les intenrautes et nous, nous sommes passés à neuf mois contre 18 auparavant. Microsoft n’a rien fait du tout”, assure le représentant de Google.

“Vision pessimiste et technophobe” vs “approche réaliste et pragmatique”

Sachant qu’initialement, le G29 préconise une durée de rétention de six mois. Déclarant ne pas savoir pourquoi Google ne peut rejoindre ces recommandation, Alex Türk évoque “une situation de blocage”.

De son côté, Peter Fleischer évoque une obligation de conserver neuf mois les données “pour améliorer notre algorithme de recherche”. Le représentant de Google critique la “vision pessimiste et technophobe” d’Alex Türk et souligne “l’approche réaliste et pragmatique” de son groupe Internet.

Ce n’est pas fini. Le G29 compte également s’atteler à l’explosion des réseaux sociaux (Facebook, MySpace…). Le groupe devrait  ne compte pas s’arrêter là. Une recommandation sur les réseaux sociaux devrait être publiée avant la fin de 2009, afin d’assurer la protection des jeunes.


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