Google entre de plain-pied sur le marché de la musique digitale

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La version finale de Google Music est disponible… uniquement aux Etats-Unis. L’Europe attendra pour bénéficier de ce service dont les fonctionnalités et le catalogue fourni par trois majors rappellent fortement iTunes.

Google s’invite en toute sobriété sur le créneau de la musique en ligne, avec un service purement et simplement dénommé Music.

Le temps d’une conférence tenue à Los Angeles, la firme de Mountain View a entériné une version finale qui respire toujours la gratuité, mais dont la disponibilité se limite aux Etats-Unis.

Une intronisation en Europe, et tout particulièrement en France, ne semble pas d’actualité. Une fois n’est pas coutume, les observateurs avaient toutefois vu juste.

Bloomberg avait notamment anticipé la défection remarquée de la Warner, seul major à prendre ses distances vis-à-vis d’un catalogue qui comptera à terme (l’affaire de quelques semaines, dixit Google) 13 millions de chansons.

A titre de comparaison, iTunes a récemment franchi le palier des 20 millions de titres, avec le concours des quatre principaux maisons de disques, y compris la Warner.

En déficit quantitatif, Google Music calque sa stratégie sur l’écosystème d’Apple : la gratuité est de rigueur dans l’exercice d’hébergement de contenus musicaux dans le cloud.

En l’occurrence, jusqu’à 20 000 morceaux issus d’une bibliothèque personnelle ou rapatriés sur la boutique annexe, adjointe à l’Android Market.

En accord avec les tarifs en vigueur, il en coûtera entre 0,99 et 1,29 dollar l’unité, avec en prime le loisir de télécharger ou diffuser (streaming) à volonté les contenus ainsi stockés à distance.

Prisée d’environ un million d’internautes, la bêta change de statut pour s’ouvrir officiellement au public.

En qualité de mouture stable intégrée sur l’interface de YouTube ainsi que sur celle de Google+, elle initie une convergence en laquelle son éditeur entrevoit de quoi contrecarrer la domination d’iTunes (qui détient 70% des parts de marché).

Privilégiés, les adhérents aux offres de l’opérateur américain T-Mobile pourront procéder à des achats directement depuis leur téléphone. Le cumul des consommations relèvera d’autant le montant de la facture mensuelle.

Quant aux artistes, ils devront s’acquitter d’une contribution forfaitaire de 25 dollars pour bénéficier d’une page dédiée au sein du magasin en ligne.


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