Google for Work : la conquête de la France passe aussi par la mobilité

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Salon ROOMn 2015 : Frédéric Groussolles, Directeur commercial France de Google for Work, effectue un panorama des solutions BtoB du groupe avec le pendant mobile : Android for Work (galerie photos).

Bataille de titans entre géants de l’IT…à Deauville. Ce n’était jamais arrivé pour une édition ROOMn (salon pro dédié à la mobilité à l’ère numérique) : Si Microsoft s’est mobilisé pour présenter sa nouvelle tablette Surface, Google avait aussi fait le déplacement pour marquer son ancrage dans les solutions BtoB sur des PC et des terminaux mobiles.

Dans le cadre d’une keynote organisé mercredi en fin de journée, Frédéric Groussolles, Directeur commercial France de Google for Work, a présenté toutes les vertus de l’offre professionnelle (services cloud, apps et hardware) de son groupe autour des OS Chrome et Android.

Dans sa communauté de 400 000 développeurs Android, des prestataires français qui s’engagent dans son écosystème exposaient leur savoir-faire sur le salon comme Genymobile ou Applidium.

Dans le monde, Google recense 5 millions d’entreprises clientes ayant adopté ses solutions BtoB. En France, on peut citer des références comme Celio ou Auchan. Le blog français de Google for Work regorge de témoignages clients.

Selon le décompte de Google, un lot de 6 grands comptes du CAC 40 (dont Lafarge, Valeo et Veolia) s’est vraiment vraiment engagé avec le groupe Internet. Face à Microsoft bien ancré dans le tissu économique français, la conquête de part de marché dans les grandes entreprises est rude.

Au cours de sa keynote, Frédéric Groussolles met en avant des références comme La Poste (projet Facteo pour équiper les facteurs en matériels et solutions numériques pour leur tournée), Bureau Veritas et PWC (solutions collaboratives).

Android for Work : la mobilité puissance Google

Annoncé au dernier Mobile World Congress, le programme Android for Work constitue une extension de Google for Works pour adresser les problématiques IT mobiles en entreprise.

Google est conscient que la sécurité est un enjeu majeur. Les solutions héritées de Divide vont permettre de compartimenter les usages pros et persos depuis un terminal mobile unique. Dans l’environnement Android, des mécanismes de chiffrement de données sont également prévus (reste à savoir s’ils sont activés par défaut ou non).

Les applications vecteurs de malware sur les terminaux mobiles font l’objet d’une attention particulière. “Nous avons mis en place un contrôle automatique en cas de téléchargement voire un scanning manuel après le download”, précise Frédéric Groussolles.

Malgré les efforts, la sécurité Android (qui détient une part de marché OS mobile de 75% en France selon Kantar Panel en juillet 2014) est mise à mal. Elle demeure la proie favorite des pirates visant les terminaux mobiles.

Autre angle abordé : le patron de la division française des solutions BtoB de Google en France pousse une “gestion simplifiée du BYOD” (“Bring your own devices” ou comment utiliser son smartphone ou sa tablette détenu à titre individuel dans le cadre de son activité professionnelle).

Il existe aussi une déclinaison app store pour les entreprises (Google Play for Work) avec une possibilité de distinguer les apps directement gérés par les services IT en entreprise (principe de badges virtuels).

Certaines applications prennent une dimension plus stratégique que d’autres : ainsi, l’assistant virtuel Google Now est décliné en version pro (Google  Now for Work).

Le hardware constitue aussi un autre angle d’attaques pour séduire les entreprises. C’est le cas de la gamme de Chromebook. “Ca cartonne dans le secteur de l’éducation. On commence à le pousser dans le monde de l’entreprise”, précise Frédéric Groussolles.

Si Google paraît en retrait dans la dimension de convergence OS par rapport à Microsoft (avec l’avènement de Windows 10), Google for Work cherche à faciliter le portage des applications Android dans le Web Store Chrome.

On se détend avec la deuxième partie de l’exposé porte plutôt sur des programmes plus globaux sur l’Internet des objets et Android Wear (prêt-à-porter et accessoires connectés) mais aussi Android One (Une version spécifique Android avec des terminaux type Nexus pour tirer vers le bas les prix avec des terminaux à 50 dollars), le projet ARA (“Assemblez votre téléphone selon vos propres spécifications”).

On n’a pas eu le droit à la promotion des Google Glass mais ce n’est que partie remise.

(Galerie photos)


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