Google Hangouts adopte le P2P que Skype a écarté

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Les appels audio et vidéo sur Hangouts se feront désormais, dès que possible, en connexion P2P. Quels avantages face à l’architecture centralisée ?

Retour vers le futur pour Hangouts ?

Les appels audio et vidéo se feront désormais, dès que possible, en peer-to-peer.

L’architecture centralisée (client-serveur) exploitée depuis le lancement du service à l’été 2011 reste d’actualité, mais elle ne sera plus utilisée qu’en second lieu.

Selon Google, ce passage au P2P – en cours sur l’interface Web, ainsi que sur les applications mobiles pour iOS et Android – va améliorer la qualité des communications.

Les flux ne passeront plus, en l’occurrence, par un serveur tiers : la connexion sera directe entre les correspondants.

Dans l’absolu, c’est une économie de ressources pour Google, notamment sur la question du répertoire permettant la mise en place d’une connexion entre les utilisateurs finaux. Avec le P2P, pas de base centralisée : Hangouts s’appuie sur l’adresse IP de chacun des participants pour déterminer leur localisation et adapter la transmission des données en conséquence.

La communication en mode pair à pair ne sera effective que si la configuration le permet : il n’est pas toujours possible de franchir les pare-feu intégrés aux routeurs, malgré l’existence de protocoles de type STUN (« Simple Traversal of UDP through NATs ») qui facilitent la découverte d’adresses IP publiques.

Il faudra également déterminer dans quels cas un fonctionnement en mode client-serveur serait plus approprié. Généralement, dès lors qu’une conversation implique plus de deux participants, le P2P montre ses limites, car chaque personne doit envoyer autant de flux qu’elle a de correspondants (le goulot d’étranglement se situant au niveau de la connexion montante, pour l’envoi de données).

Skype, qui utilisait à l’origine le P2P, avait retourné sa veste en 2013, expliquant entre autres que cette architecture n’était pas adaptée aux terminaux mobiles, sur laquelle elle consomme beaucoup plus de ressources – en premier lieu, de la batterie – sans permettre certains usages comme la synchronisation entre différents appareils rattachés à un même compte.

Crédit photo : Spectral-Design – Shutterstock.com


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