La Bibliothèque Nationale de France (BNF) envisage de confier à Google la numérisation d’une certaine partie de ses fonds, selon des informations révélées par le quotidien La Tribune. “Nos négociations avec Google pourraient aboutir d’ici à quelques mois”, a confié au quotidien Denis Bruckmann, directeur général adjoint et directeur des collections de la BNF.
La BNF prendrait ainsi le virage qu’avait amorcé en 2008 la Bibliothèque municipale de Lyon, qui avait alors décidé de confier à Google Books, ex-Google Print, la numérisation de 500 000 ouvrages. Depuis son lancement en 2004, Google Books a fédéré pas moins de 29 partenaires, dont la reconnue Bodleian Library d’Oxford, en Angleterre.
Si la BNF envisage d’avoir recours à Google, c’est surtout à cause du coût important qu’engendrerait une numérisation massive des œuvres que possède l’établissement public. La BNF dispose en effet d’un stock de 14 millions d’ouvrages, et ne peut investir, annuellement, que 5 millions d’euros dans cette numérisation. Seul souci, il faudrait compter de 0,12 à 0,74 centimes par page numérisée. La Tribune estime ainsi que la BNF devrait alors disposer d’un budget de 50 millions d’euros si elle veut mener son projet à bien.
Mais faire appel aux compétences de Google pourrait résoudre ce problème financier. En effet, le recours à Google Books reste gratuit : le géant de l’Internet prend en charge les frais liés à la numérisation des livres qui lui sont confiés.
Pourtant, en 2005, Jean-Noël Jeanneney, alors président de la BNF, s’était montré très critique à l’égard du service du numérisation de Google, Google Print, qui en était encore à ses débuts. Dans un article paru dans Le Monde, il expliquait qu’“à partir du moment où on numérise ces 14 millions de livres, il y a un sentiment de puissance, mais forcément un choix dans un esprit américain”. Dans un souci de maintenir la diversité culturelle et défier “la domination écrasante des Etats-Unis”, Jean-Noël Jeanneney avait milité pour une contre-offensive culturelle en Europe, qui a notamment abouti au lancement, en novembre dernier, d’Europeana, la première bibliothèque numérique de l’Union Européenne.
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3 commentaires
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Et le grand projet de Quearo?
Posté par : diomande laye, le 18 août 2009 à 13:12avec toute la communauté de l’open source, des wikipédia… pourquoi ne pas faire appel sur le même concept que les wiki et l’open source pour numériser ces documents.
Quel internaute n’a pas un scanner ?
2 avantages : - le coûts qui pourrait être faible voir quasiment nul !
Posté par : thouvenot, le 18 août 2009 à 14:46- la non dépendance à l’hégémonie américaine (et en particulier des google, yahoo, ms et consort qui nous imposent leur modèle gratuit dans un premier temps ! mais avec des conditions draconienne : pub, propriété…)
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En espérant que les livres soient toujours disponibles gratuitement et en pdf.
http://tux25.wordpress.com/2009/08/18/si-la-bnf-salliait-avec-google-pour-numeriser-ses-documents/
Posté par : tux25, le 18 août 2009 à 19:58Ajoutez un commentaire