Google : couper le robinet publicitaire, arme absolue contre le piratage

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Une initiative américaine vise à bloquer les publicités sur les services en ligne incitant au piratage. Google et sa technologie AdSense sont en première ligne.

S’attaquer au piratage numérique à la source c’est à dire en coupant leurs revenus publicitaires.

C’est dans cette voie que travaillent Google et d’autres sociétés Internet engagées dans la commercialisation d’espaces publicitaires sur Internet : 24/7 Media, Adtegrity, AOL, Condé Nast, Microsoft, SpotXchange et Yahoo.

Et ce, sous la houlette de la Maison Blanche, de sa coordinatrice chargée de la protection de la propriété intellectuelle (Victoria Espinel) et de l’Interactive Advertising Bureau (IAB).

C’est un programme visant à généraliser le blocage des publicités sur les services en ligne incitant au piratage.

Selon The Guardian, ce plan est requis par les studios de cinéma de Hollywood et les majors de la musique.

Avec son programme publicitaire AdSense et de son influence sur le marché de la publicité en ligne, Google est en première ligne.

Jusqu’à présent, la logique de Google consistait en la désindexation des pages douteuses.

Une procédure longue et souvent inefficace face à la réactivité des pirates adeptes des techniques de mirroring (une copie exacte d’un ensemble de données, donc des pages Internet dans ces cas-là).

Néanmoins, Susan Molinari, directrice adjointe du service de relation publique de Google, rappelle les efforts fournis en la matière depuis l’an dernier.

La firme Internet aurait déjà bloqué la diffusion de publicité sur près de 46 000 sites accusés de violations de droits d’auteur.

Le Guardian précise en outre qu’un programme similaire pourrait être mise en place prochainement au Royaume-Uni, en coordination avec la British Phonographic Industry (BPI, principal regroupement des producteurs musicaux) et la branche locale de l’IAB.

Une stratégie visant à mettre à mal le modèle économique des sites de piratage qui cherchent à monétiser leur forte audience.

A titre d’exemple, un mail de The Pirate Bay dévoilait (peu avant le procès de ses fondateurs en 2009) tendrait à démontrer que les revenus mensuels de l’annuaire de liens BitTorrent avoisinaient les 60 000 euros.

——Quiz——

Etes-vous incollable sur les différents services de Google ?

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Crédit photo : bloomua pour Shutterstock


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