Le gouvernement Ayrault souhaite visiblement pousser l’usage des logiciels libres et open source, tout du moins dans les services administratifs de l’Etat, comme le montre la récente circulaire « Usage du logiciel libre dans l’administration ».
Dans la missive accompagnant cette circulaire, le Premier Ministre souligne les multiples avantages liés à l’utilisation du logiciel libre : « moindre coût, souplesse d’utilisation, levier de discussion avec les éditeurs ».
Cette circulaire, comme le précisé Jean-Marc Ayrault, a été établie « […] avec les directeurs des systèmes d’information [des] ministères, dans le cadre d’un travail animé par la direction interministérielle des systèmes d’information et de communication ».
Elle fait état de plusieurs « orientations » visant à promouvoir la bonne utilisation dans l’administration de tels logiciels : « les origines et les fondements du logiciel libre », « le libre, un choix raisonné » (avantages, limites/points d’attention), « les différents contextes d’usage », « Instaurer une convergence effective sur des souches de logiciels libres », « Activer un réseau d’expertise sur les souches de convergence », « Améliorer le support des logiciels libres dans un contexte économique contrôlé », « Suivre les grandes communautés », « Déployer des alternatives crédibles et opérationnelles aux grandes solutions éditeurs ».
Le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), comme l’APRIL et éditeurs de logiciels libres comme Linagora, se réjouissent de la publication de cette circulaire et de la volonté du gouvernement de mettre en place « les axes d’une véritable politique en matière de logiciel libre et open source » souligne le CNLL.
Le Conseil National du Logiciel Libre met également en avant le fait que l’écosystème du logiciel libre 30 000 emplois et une croissance annuelle de plus de 30%, synonyme d’emploi et de compétitivité.
Il souligne aussi que le logiciel libre « permet de réduire la dépendance, stratégique et économique, de la France vis-à-vis des fournisseurs étrangers, favorise l’activité des PME et l’emploi local et évite l’évasion fiscale pratiquée par les grands éditeurs internationaux »…
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JM.Ayrault, c’est pas le mec avec un iPhone collé a l’oreille, un ipad sous le bras et et iMac sur son bureau? Le logiciel libre a interet a etre apple-compatible… et il faudra pas le lui imposer à lui.
En plus c’est un mauvais calcul, Microsoft fait des tarifs préférentiel aux états (presque donné) et il est prouvé que l’argent que l’on ne met pas dans l’achat de logiciel en passant au libre, on le met en support et en développement, tout ca pour avoir des solutions qui ne sont pas au niveau des logiciels professionnels… Donc perte globale de produtivité! Comme si l’administration francaise avait besoin de ca!
» des solutions qui ne sont pas au niveau des logiciels professionnels »
C’est bien la preuve que vous ne savez pas de quoi vous parlez… Les logiciels libres, ça ne veut pas dire remplacer windows par linux sur toutes les machines… D’ailleurs, ce ne sont pas des logiciels mais des systèmes d’exploitation.
De plus, les mises à jour sont gratuites pour les logiciels libres, contrairement aux autres, et on ne parle même pas de la rétro compatibilité (volontairement?) à la ramasse parfois… C’est sûr qu’il est plus rentable de devoir vendre une licence par poste sur TOUS les postes en même temps…
Non, vraiment, et je ne vois pas où est la perte de productivité, si ce n’est la partie prise en main, qui existe pour n’importe quel nouveau logiciel, ou nouvelle version de logiciel pour revenir aux versions payantes.
Enfin, pour répondre à votre phrase : » Comme si l’administration francaise avait besoin de ca! « , je rappellerai juste que la majorité des problèmes informatiques se situent entre la chaise et le clavier.
Mouais…comme tu le dis toi même, avec les téléphone Apple, par exemple, difficile de modifier un logiciel pour le rendre plus adapté a l’administration Française, ce que tu ne peux pas faire avec des logiciels closed-source.
Sans compté que la tendance actuel, c’est aussi de fermer le magasin d’application !! Elle sera belle l’administration Française quand elle devra acheter des logiciels tiers augmenté de 30% pour garder les mêmes marges tout en payant le droit de dîme Microsoft ou Apple et leur magasin obligatoire (ce qui risque d’arriver dans un futur proche sur les stations desktop).
Alors c’est vrais, peut être que tu prend le temps de configurer et développer du libre, mais au final, tu te retrouves avec quelque chose de fonctionnel et facilement assimilable ! Les solutions made in Microsoft, c’est avoir entre les mains un marteau piqueur pour ouvrir une noix de coco : tu prends aussi les coût de formations des utilisateurs et du support et le surcoût lié à la perte de productivité du fait de tout ce qui est inutile …
Bien vu pour le petit uppercut façon apple, par contre pour le reste … …un peu rétrograde comme point de vue Kam…
Le libre à beaucoup évolué et certains softs ont de quoi faire inquiéter le secteur privé. A l’heure où on nous burine « LA CRISE! » et où tout le monde cherche la petite pièce jaune, l’offre libre en plus d’être un véritable état d’esprit offre de réelles alternatives…
Le libre et l’open source n’a pas à pâlir de certains logiciels estampillés « gros sous », aller on en citer quelques uns: OpenOffice, Gimp 2.8, blender (!!! mon préféré !), mais aussi android (en OS), le monde bouge, et le mondre du libre aussi.
Et oui, si Linux est gratuit, que ma suite bureautique et ma solution infographie 2D-3D l’est également, et bien oui, je peux doubler la puissance de mon PC avec l’argent économisé… …ou partir 15 jours en vacances ;)
Même si les deux revenaient au même prix, les logiciels libres font surtout tourner leur entreprises avec le support et les adaptation spécifiques, et c’est déplacé d’en dire que ce n’est pas du travail de pro; m’enfin l’intérêt primordial des logiciels libres, comme leur nom l’indique, c’est de savoir tout ce qui se passe dans ton système, et pouvoir le modifier si ça te vas pas; et à l’échelle d’un état qui tiens toutes ces informations dans l’informatique, c’est plutôt pas mal de se baser sur un code lu et relu par des centaines d’informaticiens de partout, prêts à corriger la moindre erreur. Et cela n’est que idéologique, je ne compte pas que linux est plus sécurisé, moins gourmand (donc plus rapide et économique) ou rallonge la durée de vie de la machine.
Si la sphère publique se dote de software et harware « libre » ou à priori moins cher que les autres, au moins cela favorise implicitement les développeurs. Mais… dans le public il y a des règles et elles imposent de passer des marchés qui imposent de choisir selon des critères spécifiques (gré/gré, mieux disant, …). Une fois respectées ces règles, est ce qu’Archos, Ubuntu ou autre distribution sont les mieux placés ? A suivre… mais ne faudrait il pas tout simplement réorganiser toute la filière achat dans l’administration d’état et territoriale pour parvenir comme dans n’importe quel groupe qui souhaite équilibrer son budget à des coûts normaux !? Ce qui vaut pour le PC ou le logiciel vaut aussi pour les voitures et les stylos…
Allez ne nous voilons pas la face.
La seul raison pourquoi c’est intéressant pour le gouvernement en ce moment, c’est plus l’idée de « gratuité » de l’open source…. Je suis sûr que cette circulaire n’aurait jamais vu le jour si les temps étaient moins dur…