GPRS : premières offres, premiers bilans

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Le mauvais décollage du Wap était imputé à la lenteur du réseau, mais aussi à une facturation mal adaptée à l’Internet mobile. Le GPRS devait remédier à tout cela. Pourtant, au vu des premières offres, il n’est pas certain que la première version du GPRS apporte les solutions tant attendues.

Si l’arrivée de la téléphonie mobile de troisième génération semble lointaine, la deuxième génération, c’est-à-dire le GPRS, prend bel et bien forme. Les opérateurs commencent à annoncer leurs offres. Ainsi Libertel, opérateur néerlandais détenu à 70 % par Vodafone, a présenté une offre de services GPRS à destination des professionnels. Les autres vont suivre. France Télécom devrait proposer une offre avant l’été. S’il n’a pas été possible de connaître les détails de la facturation ? un point hautement stratégique selon lui ? Libertel a toutefois tenu à préciser certains points. Ainsi, le terminal qui sera proposé à la vente sera combiné avec un abonnement allant de 1 heure à 15 heures. Le prix de ce coffret sera aux alentours de 1 000 francs. Deux modes de facturation sont retenus. La voix sera facturée normalement, alors que les données seront facturées au volume de données téléchargées. L’offre devrait d’abord intéresser les gros consommateurs et les professionnels. Des offres grand public devraient voir le jour entre septembre et décembre prochain.

La filiale de British Telecom, BT Cellnet est plus prolixe. L’opérateur, qui doit lancer son service de téléphonie de deuxième génération pour mi-mai, proposera ainsi deux tarifs aux consommateurs. Le premier comprendra un abonnement de 8 livres (environ 84 francs) par mois à l’utilisateur, avec une limite de 1 Mo de données téléchargées. Chaque Mo supplémentaire coûtera 4 livres (environ 42 francs). Le deuxième tarif est sur une base de 4 livres par mois, auxquels il faudra ajouter 2 pences par Ko de données téléchargées, ce qui amène le Mo téléchargé à près de 210 francs. Le service de BT Cellnet s’appuiera sur le terminal de Motorola, le Timeport 260, vendu à 200 livres soit un peu plus de 2 100 francs. De quoi en limiter l’usage…

GPRS, une deuxième chance pour le Wap ?

D’autant que la norme n’a rien de révolutionnaire, bien qu’elle permettra de se connecter plus rapidement. France Télécom estime que le temps d’accès peut être divisé par deux, voire par trois par rapport au GSM. Mais dans un premier temps, ces débits ne devraient pas dépasser les 30 Kbits/s et pourraient même se situer autour des 20 Kbits/s. On est donc très loin des 100 Kbits/s avancés au début par certains. Reste que le GPRS devrait tout de même faire oublier le GSM avec ses 9,6 Kbits/s. C’est du moins le pari des opérateurs qui misent sur une utilisation plus agréable et plus accrue du Wap, que le GSM n’a pu fournir. Si la vidéoconférence n’est pas encore pour aujourd’hui, les offres utilisant les systèmes de localisation permettront tout de même l’arrivée en masse de services de proximité.


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