GPU : les nouvelles FireGL d’AMD introduisent le 65 nanomètres

Mobilité

Selon AMD, les gains de performances s’élèvent à 300 % par rapport à la
précédente génération.

La nouvelle génération de cartes graphiques FireGL d’AMD est arrivée (elle sera dans les faits disponible d’ici la mi-octobre). Rappelons que la gamme FireGL d’ATI (racheté en octobre 2006 par AMD) vise les marchés professionnels (conception assistée par ordinateur (CAD), imagerie médicale, simulation, création vidéo 3D…) sur station de travail.

La nouvelle série de cartes comprend 5 modèles (contre 7 précédemment) : FireGL V3600 pour l’entrée de gamme; V5600 (milieu de gamme); V7600 (haut de gamme); ainsi que V8600 et V8650 (pour le très haut de gamme). Toutes les cartes s’appuient sur le moteur graphique R600.

Les variations de quantité de mémoire vive et de largeur du bus mémoire distinguent principalement les différents modèles. Les V8600 et V8650 sont ainsi équipées respectivement de 1 et 2 Go de mémoire contre 256 Mo pour la carte d’entrée de gamme et 512 Mo pour le milieu de gamme. Une première sur ce type de modèle. Les bandes passantes mémoire évoluent elles entre 16 et 128 Go/s.

Vers le 45 nanomètres

Autre nouveauté, la nouvelle génération introduit la gravure en 65 nanomètres (contre 90 nm précédemment). Soit la taille de gravure la plus fine du marché sur les processeurs graphiques du moment. Cette finesse de gravure permet de multiplier le nombre de transistors (et donc de fonctions) tout en maîtrisant l’enveloppe thermique de la puce. Ce qui n’empêche pas sa consommation d’évoluer entre 50 et 255 watts selon les modèles.

A l’occasion d’un point presse à Paris, Daniel Shapiro, directeur des produits Workstation Graphics chez AMD, a annoncé que les prochaines générations de puces passeront par le 55 et le 45 nm. Il n’est pas interdit de penser que de tels modèles autoriseront l’introduction de l’architecture multi coeurs sur puces graphiques. Et qu’elles fusionneront notamment avec les processeurs (CPU) dès 2009 selon la roadmap d’AMD/ATI.

Côté applicatif, les pilotes apportent également leur lot de nouvelles fonctions à travers Unified Shaders et AutoDetect. Le premier permet d’accélérer les calculs de rendus en chargeant simultanément les vertex et pixel shaders (alors qu’ils l’étaient de manière alternée précédemment). AutoDetect apporte un certain confort à l’opérateur en optimisant de manière automatique les paramètres du driver (OpenGL 2.3 comme DirectX 10) à travers une couche virtualisée. Cela évite toute intervention manuelle lors d’un changement d’application.

Plus d’1 milliard de couleurs

Enfin, les cartes introduisent la gestion de l’affichage sur 10 bits (au lieu de 8) ce qui permet le rendu de plus d’1 milliard de couleurs (contre 16 millions en 8 bits). Une finesse de précision que devraient particulièrement apprécier les personnels du corps médical pour analyser les images de scanner en 3D.

Les cartes offrent des résolutions de 3 840 x 2 400 pixels en mode double DVI (deux sortie écran par carte). Selon AMD, la nouvelle génération apporte des améliorations de performances jusqu’à 300 % par rapport à la génération 90 nm. Les tarifs évoluent entre 299 et 2 799 dollars.

AMD introduit la très basse consommation sur les Athlon 64
A l’occasion de l’Embedded Systems Conference (18 – 21 septembre à Boston), AMD a présenté 3 nouveaux Athlon 64 basse consommation. Les modèles 2000+, 2600+ et 3100+ disposent respectivement de TDP (Thermal Design Power ou dégagement de l’enveloppe thermique) de 8, 15 et 25 Watts. contre 35 Watts au mieux pour les Athlon 64 “classiques”. Annoncées pour la fin de l’année, les nouvelles puces seront compatibles avec le socket AM2 (support de la DDR2) et viseront probablement les solutions silencieuses à traitement spécifique (PC de salon pour flux multimédias…). Les tarifs n’ont pas été précisés.

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