De grands noms de l’IT condamnent la sécurisation Hadopi

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La CCIA, dont sont membres Facebook, Google ou encore Microsoft, critique vertement le principe d’instauration de spécifications fonctionnelles des logiciels de sécurisation voulu par l’Hadopi.

Si la nouvelle loi Hadopi destinée à lutter contre le téléchargement illégal ne fait pas l’unanimité en France, elle déclenche aussi l’ire de quelques grands noms de l’industrie du numérique.

La Computer and Communications Industry Association (CCIA), qui compte parmi ses membres Microsoft, Google, Yahoo, ou encore eBay, Facebook, NVIDIA et AMD, a publié une lettre destinée à répondre à la consultation initiée par la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet.

Cette  consultation publique vise à définir les moyens de sécurisation des accès Internet privés ou publics, pour qu’ils ne puissent pas être utilisés “pour la reproduction, la représentation ou la mise à disposition sans autorisation d’une oeuvre protégée par un droit d’auteur”.

Elle devrait permettre de mettre au point un label Hadopi pour encadrer les logiciels destinés à sécuriser la connexion Internet d’un abonné, que les FAI pourront ensuite proposer à leurs clients.

Dans sa lettre, la CCIA ne critique pas la volonté des autorités publiques et des ayants-droit de faire barrage au piratage de contenus sur Internet, mais s’oppose à l’instauration de spécifications fonctionnelles des logiciels de sécurisation voulue par l’Hadopi, rapporte Gizmodo.fr.

Pour la Computer and Communications Industry Association, favoriser, voire obliger, “sous la menace de sanctions pénales”, l’installation de logiciels de surveillance ne pourrait, à termes, qu’“encourager des comportements indésirables de gouvernements répressifs”.

La CCIA dénonce le fait qu’une autorité publique comme l’Hadopi fasse la publicité de logiciels de sécurisation établis à partir de ses spécifications, alors que des logiciels de sécurité qu’elle juge efficace ont déjà été conçus par des entreprises.

La CCIA critique aussi la volonté sous-jacente par l’Hadopi de permettre l’instauration d’une liste noire par ces nouveaux logiciels de sécurisation, qui entraînerait alors un blocage de certains sites sans aucun contrôle de la part des usagers.

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