Green IT : la valeur de l’informatique écologique remise en cause

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Selon une enquête de Bell Micro, les stratégies informatiques écologiques ne permettraient de réaliser que 10 % d’économie d’énergie.

Selon une étude publiée cette semaine, les entreprises britanniques qui ont adopté des stratégies informatiques écologiques ont constaté une économie d’énergie moyenne de seulement 10 %. Selon Bell Micro, les économies d’énergie de plus de 50 % sont « complètement absentes » des grandes organisations, ce qui remet en question la valeur actuelle des activités dites ‘écologiques’.

Le distributeur a observé une réelle dissonance entre les stratégies écologiques et les économies d’énergie visibles. Seules 12% des 21% d’entreprises ayant adopté une stratégie informatique écologique ont quantifié d’une façon ou d’une autre les économies d’énergie résultant de leurs initiatives.

19% considèrent qu’il est encore trop tôt pour démontrer les bénéfices de ces stratégies et 65% reconnaissent ignorer les économies d’énergie réalisées. 4% estiment n’avoir réalisé aucune économie.

En revanche, 62% des entreprises interrogées pensent que les gains potentiels offerts par les initiatives informatiques écologiques peuvent se manifester sur le long terme.

Environ 89% des entreprises ayant adopté une stratégie écologique pensent par ailleurs qu’il serait possible de réaliser des économies d’énergie importantes rien que dans le service informatique en introduisant des mesures encourageant un comportement plus écologique.

« Le fait que les organisations reconnaissent la nécessité d’adopter une approche plus écologique dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise est très encourageant », a déclaré Antony Young, directeur des divisions services, sécurité et réseau chez Bell Micro. « Mais pour celles qui ont déjà adopté l’informatique écologique, ces derniers constats doivent avoir un effet alarmant. »

Antony Young estime qu’une politique informatique écologique n’est pas une simple décision éthique et qu’elle doit permettre de réaliser des économies réelles sur les coûts d’exploitation. « Ce que l’on apprend ici, c’est que les économies opérationnelles sont dans la plupart des cas décrites au mieux comme négligeables », explique-t-il.

D’un point de vue statistique, pour les organisations ayant adopté une stratégie écologique, les économies tangibles concernent aussi bien les PME (14%) que les grandes organisations (12%). Mais, parmi les entreprises qui ont quantifié leurs économies d’énergie (variables de 2 à 90%), le chiffre moyen est de seulement 10%.

La valeur de l’adoption d’une approche écologique demeure donc encore peu concluante pour la majorité des entreprises ayant fait l’effort de déployer une politique informatique soucieuse de l’environnement.

« Ces chiffres nous indiquent que l’informatique écologique a encore un long chemin à parcourir avant de démontrer des économies opérationnelles réelles et donc d’être plus largement adoptée », explique Antony Young. « Les entreprises doivent aller plus loin dans l’application de stratégies informatiques écologiques et les revendeurs et fournisseurs doivent renforcer leurs services d’évaluation et de surveillance afin de fournir des systèmes et des solutions informatiques réellement écologiques, capables d’offrir aux clients des économies à plus long terme. »

Traduction de l’article Green IT failing to have an impact de Vnunet.com en date du 10 juillet 2008.