Groq : attendez-vous à une puce disruptive dans l’intelligence artificielle

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Des ex-Googlers, experts en intelligence artificielle, ont fondé la start-up Groq. Ils plancheraient sur une puce spécial IA et deep learning. Intriguant.

Attention, c’est un projet sur l’intelligence artificielle qui avance en mode furtif.  Son avenir pourrait bien se jouer au niveau du silicium.

C’est de ce postulat qu’est née Groq qui vient de lever 10 millions de dollars. On cherche encore la trace de la start-up américaine sur le Web…Pourtant elle existe.

Derrière cette jeune pousse, on trouve des ingénieurs qui ont planché sur l’IA au sein de Google et plus exactement sur la puce TPU (acronyme de Tensor Processing Unit).

Plus exactement, il s’agit d’un ASIC (Application-Specific Integrated Circuit en anglais, circuit intégré adapté à un usage particulier en français) qui collerait aux besoins du machine learning.

Elle a été exploitée pour des applications comme RankBrain, permettant d’améliorer la pertinence des résultats de recherches sur Google mais aussi Street View pour améliorer la précision et la qualité des cartes et de la navigation, peut-on lire dans une contribution blog de Google Cloud Platform en date de de mai 2016.

La puce TPU exploiterait TensorFlow du nom d’un framework open source de programmation pour le calcul numérique devenue une référence pour le deep learning. La version 1.0 de TensorFlow a été déballé en février 2017.

Plus de dix millions de dollars levés : pour quoi faire ?

L’équipe derrière Groq s’est associée avec Chamath Palihapitiya, l’un des investisseurs les plus éminents et les plus prospères de la Silicon Valley (également copropriétaire de l’équipe de basketball Golden State Warriors de San Francisco).

On trouve quelques éléments dénichés dans des documents fournis à la SEC (gendarme de la Bourse) s’échelonnant d’octobre à décembre 2016. On y apprend que la mystérieuse société a levé 10,3 millions de dollars.

« Nous sommes vraiment enthousiasmés par Groq », explique Chamath Palihapitiya. « Il est trop tôt pour entrer dans les détails, mais nous pensons que leur développement deviendra un élément fondamental pour la prochaine génération d’informatique. » Bigre…

Derrière Groq, trois noms reviennent fréquemment : Jonathan Ross, qui a planché sur l’invention du TPU, Douglas Wightman, entrepreneur et ancien ingénieur au sein du lab Google X, et donc Chamath Palihapitiya, fondateur de Social Capital.

En tout, 8 des 10 premiers ingénieurs ou développeurs ayant planché sur le TPU ont intégré Groq.

On attend avec impatience que le rideau se lève sur cette nouvelle initiative dans l’intelligence artificielle qui semble prometteuse.

(crédit photo : shutterstock.com)


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