Groupon devient le monstre des bonnes affaires

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Le spécialiste américain des bons plans de proximité effectue une méga-levée de fonds de 950 millions de dollars. En moins de trois ans, son déploiement est impressionnant.

Les services hyperlocaux qui ont misé sur les “deals” de proximité (bons de réduction, bonnes affaires) ont le vent en poupe.

Sur ce marché, l’américain Groupon effectue une percée phénoménale et s’est même permis de refuser une offre en or de rachat par Google fin 2010.

La société Internet vient d’annoncer une méga-levée de fonds de 950 millions de dollars, alors que les prémices de ce financement géant avait été dévoilés fin 2010 (on parlait “juste” de 500 millions de dollars).

En avril 2010, on évoquait déjà une “méga-levée de fonds” de 135 millions de dollars.

Créée en 2008 et basée à Chicago, cette “jeune pousse” de 4000 collaborateurs a su attirer les regards de nombreux investisseurs.

Plusieurs fonds d’investissements ont participé à ce tour de table : Andreessen Horowitz, Battery Ventures, Greylock Partners, Kleiner Perkins Caufield & Byers, Mail.ru Group (DST), Maverick Capital, Silver Lake et Technology Crossover Ventures.

Groupon envisage déjà son introduction au Nasdaq, au mieux d’ici la fin de l’année.

Son chiffre d’affaires 2010 est évalué à 500 millions de dollars.

Les fonds levés serviront à son expansion internationale, ainsi qu’à développer ses ressources techniques.

Groupon vient tout juste de se lancer sur trois nouveaux marchés (Inde, Israël et Afrique du Sud) par le biais d’opérations de croissance externe (respectivement SoSasta, Grouper and Twangoo).

En Europe, la société américaine avait procédé au rachat de CityDeal dans le courant du printemps 2010. Ce qui lui permet d’avoir un pied sur le marché français.

Groupon propose désormais ses services dans 35 pays et revendique 50 millions de membres.


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