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Guerre informatique : la Russie accusée de louer des botnets pour attaquer l’Estonie
Selon un groupe d’experts dans la gestion du risque, ce sont les autorités
russes qui sont derrière la vaste attaque par déni de service qui a visé
l’Estonie.
Les autorités russes sont accusées d’avoir loué des réseaux botnets illégaux dans le but de lancer une vaste attaque par déni de service contre l’Estonie qui s’est produite récemment.
Le consortium ATCA (Asymmetric Threats Contingency Alliance), qui constitue un cercle de réflexion fédérant des experts spécialisés dans la gestion du risque (issus de groupes industriels d’armement et des sociétés de services financiers), a indiqué avoir découvert des preuves de collusion entre la Russie et des propriétaires de botnets.
L’ATCA a précisé que les botnets n’avaient été loués que pour une courte période dans le but de porter le nombre d’ordinateurs pirates au-delà d’un million.
La Russie a fermement démenti toute implication dans ces attaques.
« Le 9 mai, les pirates ont utilisé un réseau géant d’ordinateurs esclaves, qui pourraient atteindre un million, répartis aussi bien en Amérique du Nord qu’au Moyen-Orient, afin d’amplifier l’impact de leur attaque », a déclaré l’ATCA.
« Leurs ressources financières apportent la preuve que [la Russie] a loué une certaine durée d’utilisation des botnets auprès des organisations criminelles transnationales », accuse l’organisation. « Le 10 mai, le temps d’utilisation des botnets sur les serveurs loués est arrivé à expiration, s’accompagnant d’une chute soudaine du nombre d’attaques. «
L’ATCA précise que les attaques par déni de service ont utilisé de très grands paquets de flux d’informations pour bloquer les sites, les banques et les journaux du gouvernement estonien.
« Les cyber-attaques proviennent de Russie, cela ne fait aucun doute. C’est un acte politique », a déclaré Merit Kopli, éditeur du Postimees, l’un des deux principaux journaux estoniens visés par l’attaque.
L’ATCA suggère de constituer un groupe de travail international qui aura pour mission de surveiller ces attaques et de prévenir leur récurrence. Cette intervention passerait par une surveillance en ligne complétée par une branche physique chargée de mettre la main sur les responsables de telles attaques.
« A l’avenir, lorsqu’il s’agira de protéger les composants d’infrastructures critiques et les systèmes numériques d’entreprise à l’échelle nationale, la solution la plus prudente d’un point de vue économique consisterait à combiner la gestion des connaissances et les outils d’analyse et de contre-attaque avec les sources humaines de renseignement sur place », a indiqué le groupe de lobbying.
« Les tableaux de surveillance et de reconnaissance des systèmes numériques devraient être gérés par des forces de contre-attaque expérimentées, et ce 24h/24, 7 j/7. Comme dans n’importe quelle guerre, nos défenses nationales collectives doivent tenir en échec les agressions ennemies. »
Traduction d’un article de Vnunet.com en date du 31 mai 2007
Categories : Piratage.









Derniers commentaires
3 Responses to Guerre informatique : la Russie accusée de louer des botnets pour attaquer l’Estonie-
Le 1 juin 2007 à 0:00 par Stéphane Wailliez
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Le 2 juin 2007 à 0:00 par Linuxien antifacho
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Le 5 décembre 2007 à 9:26 par herbert
M. Poutine, le gardien de l’ordre et de la légalité, louant les services de pirates! En réalité, ce monsieur ne prêche la loi que quand il s’agit d’imposer la sienne. La Russie devient un Etat terroriste, ayant à sa tête un ex-colonel du KGB. Moscou frise l’hystérie chaque fois qu’un pays fait quelque chose qui lui déplaît. Tout ça pour une affaire de monument déplacé (pas profané). Et puis, c’est simple: ce n’est pas un monument aux morts russes mais soviétiques. Il y a là peut-être des soldats ouzbèques, géorgiens, lettons… En quoi est-ce que cela regarde la Russie?
Anciens de l’armement, dites-vous, de l’armement US, je suppose… Autant pour l’impartialité de la source qui n’avance pas le début de l’ombre d’un preuve de ses allégations. Experts ? Reconnus par qui, à part leurs propres affirmations ?
Par ailleurs, si des antifascites trouve déplaisant que le gouvernement estonien fricote avec les nazis, qu’y a-t-il à redire à cela ?
Ils ont profané les tombes de libérateurs de Tallin et ils érigent des monuments « aux SS morts pour la patrie ».
Voir :
http://liberalisme-democraties-debat-public.com/spip.php?breve45
Et ces fascistes sont dans l’Union Européenne.
Pauvre France.
A signaler la parution d’un ouvrage intitulé « La guerre de l’information », publié aux éditions Hermès Lavoisier, paru en octobre 2007, écrit par Daniel Ventre, ingénieur au CNRS.
Le livre analyse le concept de « guerre de l’information », la naissance du concept, son évolution, ses acteurs, les doctrines militaires, leurs mises en pratique aux Etats-Unis, en Chine, en Inde, au Japon, en Russie, à Singapour.