H.264 : Microsoft et Google débattent (encore) de la licence FRAND

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Microsoft accuse Google de violer les termes d’une licence FRAND dont relèveraient ces quelque 50 brevets relatifs au codec H.264 et dont Motorola Mobility revendique la propriété exclusive.

En substance, le pourvoi de Microsoft auprès de l’Union européenne et la demande d’enquête concomitante visent les seuls téléphones mobiles de Motorola Mobility.

La finalité : tirer la sonnette d’alarme et refroidir les ardeurs de Google, accusé pour l’occasion de “tuer la vidéo sur le Web”.

Pomme de la discorde : des licences relatives au vieillissant H.264, codec de compression vidéo devenu monnaie courante sur la Toile. Son rôle, minimiser la taille des fichiers tout en conservant une qualité proche de celle de l’encodage natif.

A l’appui d’une cinquantaine de brevets liés, prétendument propriété de Motorola, Google demanderait en effet à prélever 2,25% du prix de vente de tout terminal connecté “qui permet d’accéder à des contenus audiovisuels sur Internet“.

Face à la réticence de son vis-à-vis, la firme de Mountain View n’a pas tardé à amorcer, en parallèle, des recours des deux côtés de l’Atlantique, sollicitant une interdiction de commercialisation à grande échelle, jusqu’aux systèmes d’exploitation Windows.

Or, l’incriminé ne l’entend guère de cette oreille. Vice-président du groupe anti-trust de la maison Microsoft, Dave Heiner invoque, par l’entremise d’un billet sur les blogs de Technet, la prééminence d’une licence FRAND “juste, raisonnable et non-discriminatoire“.

En cette vertu, les éléments mis en jeu ne relèveraient pas d’une propriété exclusive, mais d’un standard établi de longue date, en tant que partie intégrante d’un portfolio de quelque 2300 brevets dont les 29 détenteurs répertoriés concèdent les droits d’exploitation pour des sommes modiques (2 cents, selon Microsoft).

Et l’accusé de mettre en avant la liberté fondamentale que constitue l’accès au Net, non sans souligner le fourvoiement de Google, lequel milite pour une transition du H.264 vers des formats ouverts tels que WebM.

 

 

Crédit photo : © Roman Sigaev – Fotolia


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