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Hadopi 2 : Extelia prend en charge « la relation client » avec les internautes pirates
Une filiale du groupe La Poste, Extelia, se retrouve au coeur d’une polémique après avoir remporté un contrat pour appliquer la loi Hadopi.
Parfois, il vaut mieux garder sous silence certaines nouvelles références clients mais on n’a pas toujours le choix.
Le ministère de la Culture et de la Communication a retenu Extelia (groupe Docapost, filiale de La Poste) pour monter et exploiter une plate-forme qui serait « chargée d’identifier les internautes » en plein acte de téléchargement illégal dans le futur cadre de l’application de la loi Hadopi.
Selon Les Echos, après l’adoption de la loi Hadopi 2 (le vote solennel au Parlement devant intervenir courant septembre), Extelia sera chargé d’élaborer un prototype mis en place pour une période de tests qui va durer entre dix et douze mois.
Une révélation qui va déchaîner les opposants à la loi Hadopi. Non seulement le site d’Extalia fait l’objet d’attaques mais aussi des sites de clients importants du prestataire.
Le groupe Carrefour en a déjà fait les frais, à en croire le site Korben.info (actualité high-tech et geek). Les pirates ont le choix : Extelia affiche une vingtaine de références clients grands comptes, dont Renault, EDF ou BNP-Paribas.
La nouvelle mission d’Extelia pour le compte de la Hadopi est atypique, même si elle travaille déjà avec des administrations publiques. Sur le papier, ses activités restent assez traditionnelles dans le monde des fournisseurs de services informatiques.
Extelia est présenté comme la branche dédiée à la gestion de back-offices externalisés de la relation client pour el compte du groupe La Poste. Elle émane de la reprise des activités « externalisation des process clients » du groupe Experian par le groupe postal français.
| Quel rôle précis d’Extelia ? |
| Les Echos tentent de décrypter le mécanisme d’envoi des avertissements aux internautes pirates : la société Extelia jouera un rôle d’intermédiaire entre les ayants droit qui détecteront les infractions et les fournisseurs d’accès Internet. La filiale du groupe La Poste devra associer une adresse IP au nom d’un internaute puis il devra assurer l’envoi des avertissements (e-mail en guise de première alerte, lettre recommandée en cas d’actes persistents). Toujours selon le quotidien, Extelia aura également vocation à gérer le « prononcé des sanctions, le suivi de leur mise en oeuvre ou de leur report et de leur fin d’exécution » au nom de la loi Hadopi. |
A lire également sur ITespresso.fr : dossier spécial : Loi anti-piratage : avis de tempête
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Derniers commentaires
4 Responses to Hadopi 2 : Extelia prend en charge « la relation client » avec les internautes pirates-
Le 24 juillet 2009 à 12:20 par Concorde28
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Le 24 juillet 2009 à 12:22 par Concorde28
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Le 24 juillet 2009 à 16:36 par Yann
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Le 24 juillet 2009 à 17:24 par John
Merci la Poste, je vais supprimer mon courant de la Poste.
Je voulais dire supprimer mon compte courant bancaire de la Poste
À vrai dire, c’est une réaction bien inutile et futile que cela.
Les tarifs de La Banque Postale font parti des meilleurs du marché. De plus ce n’est pas parce que Extelia a remporté un contrat pour un marché qui ne plaît pas à tout le monde que les autres domaines plus ou moins liés doivent trinquer.
Oui, au niveau informatique, Extelia sucks. Oui, Extelia est une filiale d’un groupe faisant parti du groupe La Poste, dont fait parti La Banque Postale. Non, supprimer un compte courant postal (CCP pour les intimes) ne va strictement rien changer.
Tu vas arrêter de porter du bleu parce que l’UMP a pris cette couleur comme étendard? Arf…
Enfin… Ils devraient mettre une bannière sur leur site : « Il y a pas marqué La Poste, là! », histoire d’avoir moins de soucis sur les autres entreprises du groupe.
Les attaques ont mis en évidences les défauts de sécurité des sites gérés par Extelia et ont montré que toutes données sur internet pouvait être falsifié, ce qui donne du tort à Hadopi 2, puisque tout quidam peut être accusé (jugé coupable) d’un délit qu’il n’aurait pas commis.