Début octobre, le système de riposte graduée Hadopi a commencé à se mettre en place. Les fournisseurs d’accès à Internet, excepté Free, ont commencé à envoyer les premiers e-mails d’avertissement de l’Hadopi à leurs abonnés soupçonnés de téléchargement illégal.
Free est rentré dans le rang en début de semaine dernière, après la publication, le 12 octobre, d’un décret émanant des ministères de la Justice et de la Culture, qui stipulait qu’une sanction financière pourrait être appliquée aux FAI ne le respectant pas.
L’envoi de ces courriels fait suite aux demandes, par la Commission de Protection des Droits (CPD), d’identification des adresses IP signalées par les ayants-droit.
Seulement, pratiquement un mois après la première salve d’envois d’e-mails par les opérateurs, nos confrères de PCInpact.com ont signalé que toute de même 8 à 10% des adresses IP relevées par les ayants-droit n’ont pu faire l’objet d’une identification claire par les FAI sollicités. Les retours positifs se chiffreraient donc autour des 90-92%.
Ces identifications impossibles peuvent paraître importantes, dans la mesure où la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet ne chôme pas. Depuis début octobre, elle aurait ainsi envoyé une centaine de courriels chaque jour aux abonnés identifiés, soit un total d’environ 2 000 e-mails.
Et son objectif est ambitieux : elle compte faire parvenir aux moins 1000 courriels chaque jour aux internautes soupçonnés de piratage d’ici la fin de l’année.
Pour expliquer cette marge de 8 à 10% d’adresses IP « fantômes », PCInpact souligne, après s’être entretenus avec les FAI, qu’elles ne correspondraient pas à des personnes physiques ou à des abonnés particuliers, mais plutôt « à des serveurs d’hébergement, des services en ligne comme ceux fournis par OVH, Dedibox, Orange ou SFR« …
En effet, l’Hadopi aujourd’hui se contente de recevoir par paquet les adresses IP relevées par les ayants-droit, en leur faisant confiance concernant ce repérage et cette collecte d’adresses IP gérés par la société TMG sur les réseaux P2P, car elle n’a pour l’instant pas les moyens de vérifier une à une les constatations effectuées.
A lire également sur ITespresso.fr : Dossier : Hadopi : avis de tempête sur la loi anti-piratage



















Derniers commentaires
111 Responses to Hadopi : 8 à 10% des adresses IP seraient impossibles à identifier-
Le 26 octobre 2010 à 15:48 par CodeKiller
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Le 26 octobre 2010 à 15:49 par Daouid
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Le 26 octobre 2010 à 16:36 par sd76
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Le 26 octobre 2010 à 16:54 par Langer
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Le 26 octobre 2010 à 16:57 par Langer
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Le 26 octobre 2010 à 17:07 par P. Altehauser
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Le 26 octobre 2010 à 17:10 par P. Altehauser
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Le 27 octobre 2010 à 1:26 par arthurus
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Le 27 octobre 2010 à 9:58 par Pedro
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Le 27 octobre 2010 à 11:48 par Este du 84
Commentaires plus récents
« à des serveurs d’hébergement, des services en ligne comme ceux fournis par OVH, Dedibox, Orange ou SFR »
« collecte d’adresses IP gérés par la société TMG sur les réseaux P2P »
Il faudra m’expliquer comment un serveur OVH, Dedibox, Orange ou SFR peut se connecter à la mule et faire du téléchargement illégale…
Il faudrait plutôt dire que « la machine qui s’est connectée l’a fait via un serveur d’entreprise ».
Forcément de l’extérieur c’est l’adresse IP de la boîte qui est scannée, pas l’IP local du pirate…
Enorme faille pour contrer l’HADOPI : télécharger depuis son travail quand on le peut ! :-D
Une entreprise privée qui a le droit d’espionner les gens… Ou va la France, ou va-t-on ?
« Il faudra m’expliquer comment un serveur OVH, Dedibox, Orange ou SFR peut se connecter à la mule et faire du téléchargement illégale… »
Avec des clients P2P en mode CLI ou graphique avec un outils de prise en main à distance tel que rdesktop, vnc…
« Il faudrait plutôt dire que “la machine qui s’est connectée l’a fait via un serveur d’entreprise”. »
Ça peut être aussi une autre méthode d’utilisation…
« Enorme faille pour contrer l’HADOPI : télécharger depuis son travail quand on le peut ! »
C’est à mon avis l’entreprise qui prend l’avertissement dans se cas!
Je pense que c’est un faut problème, les hébergeurs sont tout à fait capable de fournir a qui « appartient » tel IP…
* CodeKiller : « télécharger depuis son travail quand on le peut »
Au risque de perdre son emploi, c’est un comportement stupide.
* Daouid : « Une entreprise privée qui a le droit d’espionner les gens »
Elle ne fait qu’enregistrer les données transmises uniquement par des personnes qui partagent des fichiers contrefaits.
CodeKiller : « télécharger depuis son travail quand on le peut »
Au risque de perdre son emploi, c’est un comportement stupide.
Daouid : « Une entreprise privée qui a le droit d’espionner les gens »
Elle ne fait qu’enregistrer les données transmises uniquement par des personnes qui partagent des fichiers contrefaits.
« Les gros téléchargeurs ont tout intérêt à louer un serveur pour y installer un client BitTorrent, et télécharger ensuite les contenus dans une connexion directe avec le serveur. Les « seedbox » qui font office de proxy ne peuvent pour le moment faire l’objet d’aucune demande d’identification par l’Hadopi. » (Source: « Numerama »)
Mode d’emploi: http://www.diyseedbox.com/
« Les gros téléchargeurs ont tout intérêt à louer un serveur pour y installer un client BitTorrent, et télécharger ensuite les contenus dans une connexion directe avec le serveur. Les « seedbox » qui font office de proxy ne peuvent pour le moment faire l’objet d’aucune demande d’identification par l’Hadopi. » (Source: « Numerama »)
Mode d’emploi seedbox:
@Langer Elle ne fait qu’enregistrer les données transmises uniquement par des personnes qui partagent des fichiers contrefaits.
Un privé n’a pas le droit de recolter des informations et d’en faire une base de donnée. La Cnil devrait faire son boulot !
Le fichage c’est interdit en France, meme pour la police alors un privé …
Je vois le choses comme ça : Continuer de télécharger comme un porc jusqu’a recevoir le fameux mail d’avertissement (si j’en reçois un un jour), ensuite prendre une SeedBox !
Ou alors, c’est parfaitement illégal, mais se connecter à une borne wifi gratuite (McDO, Quick, Magasins d’informatique)
est un pousse-au-crime !