Hadopi : l’offre légale s’étoffe mais manque de promotion

Régulations
mission-lescure-hadopi-lutte-antipiratage-numerique

La Hadopi est formelle : quoique variée et régulièrement réactualisée, l’offre légale de biens culturels immatériels reste chère et manque encore de visibilité.

Une étude de la Hadopi conclut à la diversité effective de l’offre légale de biens culturels dématérialisés, mais aussi à sa cherté et au manque de visibilité de certains contenus.

Via son département Recherche, Études et Veille (DREV), la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet a sollicité l’institut Harris Interactive pour enquêter auprès de 1500 internautes de 15 ans et plus.

Leurs témoignages sont compilés dans la première édition du Baromètre de l’Offre légale (fichier PDF), extension d’une étude dont le périmètre se limitait initialement à YouTube, avec des conclusions similaires.

Il est question d’actualiser régulièrement ces indicateurs afin de refléter l’évolution – quantitative et qualitative – des offres, mais aussi sa réception par le public.

Chaque pointage permettra de déterminer un “taux d’attractivité”, basé sur des critères comme l’accessibilité, le prix, le degré de nouveauté, la variété des contenus et la qualité technique.

L’indice s’élève pour l’heure à 60/100, à la faveur d’une consommation en croissance : 71% des répondants ont acquis au moins un contenu dématérialisé au cours des 12 derniers mois.

70% d’entre eux déclarent bien connaître au moins une catégorie de l’offre. En tête de liste, la musique (48% des interrogés), devant les séries TV (37%) et les films (36%).

Aux antipodes, le livre numérique n’a encore séduit que 15% des Français.

Globalement, les 15-24 sont plus en phases avec le numérique, impliqués sur une moyenne de 4 biens culturels, contre 2,2 pour l’ensemble du panel.

Ils se disent aussi plus branchés sur l’offre légale, notamment en matière de jeux vidéo. Mais comme leurs aînés, ils déplorent à une forte majorité (81%) des prix trop élevés.

Une vérité qui s’applique tout particulièrement aux films (82%), moins aux photos (72%), très certainement de par la disponibilité de nombreuses plates-formes ouvertes comme Flickr et Picasa.

Mais ces exigences tarifaires sont sans doute motivées tout autant par la montée en puissance de l’offre gratuite – qu’elle soit ou non légale – bien référencée dans les moteurs de recherche.

Hadopi

—— A voir aussi ——
Quiz ITespresso.fr : parlez-vous couramment le langage du Web ?

Crédit photo : JMiks – Shutterstock.com


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur